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Stage conventionné 6 mois M2 : Étude de la dynamique d’une population de Sonneur à ventre jaune #130815


Date de parution : 21-10-2026

Annonceur COLLECTIVITÉ EUROPÉENNE D'ALSACE
Contrat Stage
Secteur Biodiversité / Services écologiques
Localisation Bas-Rhin
Fonction(s) Études / Projets / Développement
Formation BAC+5

Contexte du recrutement et définition de poste :

Stage conventionné et gratifié en biodiversité de fin d'études (master) à Strasbourg de mars à aout 2027.

 

Missions du poste

Le Sonneur à ventre jaune est un petit amphibien vivant dans des points d’eau de faible dimension, typiquement des ornières forestières créées par les tracteurs et les engins d’exploitation sylvicole. Cependant, ces ornières sont peu pérennes, ce qui met constamment en danger les sites de reproduction de cette espèce, de fait protégée et vulnérable.

En forêt d’Epfig (c’est en Alsace, le territoire de la choucroute, du Bretzel, de la tarte flambée, des spâtzles, du baeckeoffe, de la munstiflette, des bredeles, des dampfüdle, du streusel, du kougelhof, des maneles, des wedeles… t’ai-je déjà dit qu’on mangeait bien dans le coin ?), un facteur supplémentaire vient compliquer la situation : l’autoroute la plus fréquentée d’Alsace traverse le massif forestier. Cette infrastructure empêche la traversée de la faune, et bien qu’un écopont (passage supérieur pour la grande faune) ait été construit, aucune donnée n’a permis de démontrer son efficacité pour le sonneur à ventre jaune. De plus, l’autoroute génère également des pollutions affectant très probablement le massif forestier et sa biodiversité. Concernant la pollution sonore, celle-ci peut être problématique pour le sonneur en masquant ses appels nuptiaux dont l’intensité est naturellement très faible.

Fait étonnant, malgré l’enjeu de conservation de l’espèce et les menaces qui pèsent localement sur elle, aucune étude de conservation n’a été menée dans le massif d’Epfig. L’unité de recherche de Collectivité européenne d’Alsace a alors lancé une étude de trois années (2025-2027) sur le massif visant à la fois à caractériser la population, l’impact de différentes variables telle que la pollution sonore sur la dynamique de la population, et les déplacements d’individus de part et d’autre de l’autoroute tout en incluant une analyse de distanciation génétique.

2027 sera la troisième et dernière année de mise en œuvre du protocole consistant en un suivi par CMR via photo-identification (prise de photo du ventre des sonneurs pour reconnaissance automatique sur logiciel) des individus d’une centaine de points d’eau répartis à différentes distances de l’autoroute et ayant des caractéristiques physico-chimiques propres.

Concernant le planning :

  • Mars : Prise en main du sujet, de la littérature, du terrain, rédaction des premières parties du mémoire ;
  • Avril à Juillet : suivi CMR consistant en un passage hebdomadaire par pièce d’eau dans lesquels tous les individus sont comptés et un maximum de 30 individus sont photographiés, pesés, mesurés et sexés. Différentes variables sont mesurées, soit à chaque passage comme la température de l’eau, soit chaque mois comme la couverture végétale. Écouvillonnage pour analyses génétiques qui seront sous-traitées. Analyse au fil de l’eau des données, notamment de photo-identification ;
  • Aout (un minimum de 3 semaines dédiées) : rédaction du mémoire.

L’offre concerne deux questions scientifiques principales qui se déclineront en hypothèses :

  • 1) Quelles sont les variables environnementales influençant la dynamique populationnelle de la population de sonneurs étudiée? Dans cette question il s’agira de voir un éventuel impact de la proximité autoroutière, notamment en lien avec la pollution sonore, sur la dynamique de la population. Pour répondre à cette question, il s’agira de mettre en œuvre des analyses CMR ; 
  • 2) Quelle est la dynamique de déplacement des sonneurs: sont-ils fidèles à certains sites de reproduction durant la saison et entre les années ? Se déplacent-ils durant la saison de reproduction et si oui sur quelles distances ? L’écopont est-il emprunté ? Pour cette question, il s’agira d’utiliser les individus recapturés durant la CMR pour vérifier les déplacements d’un site de reproduction à un autre et d’analyser la typicité des déplacements en lien avec l’état des différents sites de reproduction et des microhabitats du paysage.

D'autres questions peuvent être abordées : la fidélité au site ou encore l'impact de la sécheresse 2026 sur la population.

Ces différentes questions ayant un protocole de collecte de données commun, nous cherchons alors 2 étudiants de M2 pour mener ce protocole. Chaque étudiant choisira le sujet qui l'intéresse le plus (population, déplacements, fidélité, secheresse) dans une optique de cohérence avec son parcours professionnel. Si tu es intéressé, n’hésite pas à candidater avec ta ou ton meilleur pote. Le terrain est toujours plus sympa bien entouré !

Point majeur, le stagiaire ne sera pas livré à lui-même : la philosophie de l’équipe est qu’un stage qui échoue est autant de la responsabilité de l’encadrement que de l’étudiant. Bref, on collabore et on réussit ensemble. Nous nous impliquons pour la réussite de nos étudiants. Cela se traduit par un encadrement soutenu et un appui réel aux analyses et aux rapports. Nous accueillons 3 à 4 M2 chaque année, pas d’inquiétude à avoir niveau encadrement donc.

Les déplacements professionnels sont effectués via une voiture de service et les repas sont remboursés (20 € par repas).

Durée et période : 6 mois conventionnés entre mars et aout.

Lieu : Hôtel d’Alsace, 1 place du Quartier Blanc, 67000 Strasbourg. Déplacements très fréquents sur le terrain dans le Bas-Rhin.

Gratification réglementaire.

Profil recherché :

Il faut aimer le terrain, même quand il pleut :-)

Permis B obligatoire

Ne pas avoir peur de manipuler la faune sauvage

Avoir un peu d’endurance, il y a quelques kilomètres à parcourir chaque jour (4 jours de terrain par semaine).