Contexte :
La majorité des oiseaux se déplacent la nuit, quand les conditions thermiques et météorologiques sont favorables et lorsque les pressions de prédation sont plus faibles (Alerstam, 2009). La migration nocturne est par ailleurs contrainte par une pression anthropique très récente à l’échelle de l’évolution des oiseaux : l’éclairage artificiel nocturne. Pour espérer réduire les impacts de la pollution lumineuse sur les oiseaux migrateurs, il est essentiel de comprendre précisément ses effets sur le comportement des oiseaux qui y sont exposés. Plusieurs études ont constaté un fort effet attractif de certaines formes de pollution lumineuse (par exemple Van Doren et al. 2017) par des observations radars, mais ces études concernent principalement des éclairages ponctuels et intenses. Or, en France, la majeure partie de l’éclairage artificiel concerne des sources diffuses, comme les lumières émises par les zones urbanisées. Dans ce cadre, il est possible que les oiseaux soient attirés à longue distance par ces pollutions intenses. Il est également possible que les oiseaux adaptent leur communication intraspécifique, notamment en vocalisant plus fréquemment.
L’observation par caméra thermique permet de détecter des oiseaux à plus haute altitude mais ne permet pas une identification précise, tandis que les outils acoustiques permettent une identification à l’espèce mais ne prennent en compte que les oiseaux qui vocalisent à distance réduite du capteur. Ces deux méthodes, thermique et acoustique, interagissent différemment avec les conditions météorologiques : la présence d’une couverture nuageuse empêche la détection par caméra thermique, tandis qu’elle entraîne probablement une augmentation des vocalisations et donc potentiellement plus de détections par acoustique. Malgré ces différences, les deux méthodes ont précédemment été comparées pour la détection d’oiseaux en migration nocturne, et une corrélation positive à l’échelle de la nuit a été identifiée par Horton et al. 2015.
Objectifs du stage :
Durée du stage :
Rémunération et conditions du stage :
Le stage sera encadrée par Pauline Guinet, doctorante LPO France et Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), et l'encadrement scientifique pourra être complété par Benoit Fontaine et Yves Bas (MNHN). Il sera localisé au Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation (CESCO), sur le site du jardin des plantes à Paris.
Contact :
Merci d’adresser votre candidature (CV et lettre de motivation) avant le 15/11/2026 à pauline.guinet@lpo.fr
A compétences égales, la LPO France portera une attention particulière à toutes les candidatures de personnes en situation de handicap en favorisant l’intégration dès le recrutement. Des référents handicap sont identifiés et participent à leur accompagnement dès leur arrivée, notamment pour veiller à l’adaptation des postes de travail si cela est nécessaire.