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STAGE Émissions de biocides provenant des façades des bâtiments et leur transport dans le sol H/ #130670


Date de parution : 21-10-2026

Annonceur LEESU
Contrat Stage
Secteur Eau / Assainissement
Localisation Seine-et-Marne
Fonction(s) Études / Projets / Développement
Formation Au moins BAC+3/BAC+4

Contexte du recrutement et définition de poste :

Le stage se déroulera au Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU), École nationale des ponts et chaussées, IP Paris (avenue Blaise Pascal, Champs-sur-Marne) et à la Maison des Sciences de l’Environnement (Université Paris-Est Créteil, rue Pasteur Valléry Radot, 94000 Créteil).

durée : 5 à 6 mois (4,5€/hour)

 

Contexte

Les biocides sont de plus en plus souvent ajoutés aux peintures, aux enduits et à d’autres matériaux de construction afin de les protéger contre les champignons, les algues, la mousse et les insectes tels que les termites (ANSES, 2019 ; Paijens et al., 2020a). Ces biocides sont emportés par les eaux de ruissellement des bâtiments et rejetés dans le sol ou dans les réseaux de gestion des eaux pluviales, d’où ils se retrouvent dans l’environnement, avec un impact potentiellement négatif sur les écosystèmes aquatiques et terrestres (Kresmann et al., 2018 ; Paijens et al., 2020a). Le développement de la gestion des eaux pluviales par contrôle à la source, qui vise à limiter les volumes rejetés dans les réseaux d’assainissement, soulève des inquiétudes quant au devenir des biocides dans le sol des dispositifs d’infiltration et dans les eaux souterraines. La plupart des biocides étant hydrophiles, on ne s’attend pas à ce qu’ils soient fortement retenus par le sol, contrairement aux micropolluants habituellement étudiés dans les eaux de ruissellement, tels que les métaux et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (Tedoldi et al., 2016).

Ce stage s’inscrit dans le cadre d’un projet de thèse mené au LEESU sur les émissions de biocides provenant des façades des bâtiments et leur devenir dans les eaux de ruissellement urbaines et les sols. La thèse a déjà mené à bien la modélisation des émissions et du transport dans le sol ; le stage permettra de produire des données de terrain et de laboratoire afin de les valider. Il s’inscrit également dans le cadre du programme de recherche OPUR, l’observatoire d’hydrologie urbaine d’Île-de-France (https://www.leesu.fr/opur/), financé par les collectivités territoriales d’Île-de-France.

 

Objectifs et méthodologie

Ce stage a pour objectif de mesurer les émissions de biocides provenant des façades des bâtiments et d’étudier leur transport dans le sol. Il comporte deux parties.

Partie 1. Échantillonnage des façades

  • Prélèvement d’échantillons de ruissellement sur les façades des bâtiments par simulation de pluie artificielle
  • Extraction des échantillons et analyse par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS)

Partie 2. Expériences en colonne sur le transport et la dégradation des biocides dans le sol

  • Analyse des lixiviats et des échantillons de sol au fil du temps afin de suivre la migration et la dégradation des biocides

Rédaction du rapport

Profil recherché :

Master 1 ou Master 2 en sciences de l’environnement, chimie de l’environnement ou dans un domaine connexe, avec un intérêt pour les travaux expérimentaux sur le terrain et en laboratoire. Une expérience en laboratoire (préparation d’échantillons, chromatographie) est un atout.