Contexte
La Méthode Nationale d’Evaluation des Fonctions des Zones humides (MNEFZH[1]) a été développée par l’OFB en coopération avec des scientifiques, bureaux d’étude, établissements publics, services de l’état… Publiée en 2016, elle évalue rapidement les fonctions des zones humides dans l’hexagone et en Corse.
Conçue pour être utilisée dans le cadre de la séquence ERC appliquée aux zones humides, elle repose notamment sur une batterie d’indicateurs calculés à partir de mesures effectuées avec des logiciels SIG ou sur le terrain. Ces mesures doivent être entrées dans un tableur Excel® mis à disposition des utilisateurs. Le tableur permet notamment de visualiser, indicateur par indicateur, les pertes fonctionnelles générées par des impacts sur des zones humides et de les comparer à des gains fonctionnels générés par des actions écologiques sur d’autres zones humides. Les états initiaux des futurs sites impactés et des futurs sites restaurés sont réalisés avec des données réelles. Lors de la réalisation du contenu du dossier d’autorisation environnementale, la valeur des indicateurs après impact ou après action écologique est prédite par l’utilisateur sur la base de son expertise.
Depuis 2016, cette méthode a été utilisée dans le cadre d’un grand nombre de projets d’aménagements et plus particulièrement en Alsace, Hauts de France, Bretagne, Yvelines et Isère[2].
Nous souhaitons à présent réaliser un retour d’expérience de la mise en œuvre de cette méthode afin de répondre aux questions suivantes :
Nous proposons de collecter les tableurs d’une trentaine de sites remplis au stade d’autorisation environnementale, de les compléter avec les données réelles après impact ou action écologique et d’analyser les résultats afin de répondre à ces trois questions.
En parallèle, les projets de restauration de zones humides présentés dans les dossiers d’autorisation environnementale seront analysés avec la Grille d’Evaluation de la Pertinence Ecologique des projets de compensation (GEPE)[3]. Cette grille permet d’évaluer les forces et les faiblesses, sur le plan écologique, des projets de restauration au stade de leur conception. Les résultats obtenus avec la GEPE seront confrontés aux résultats obtenus sur le terrain et mesurés avec la MNEFZH.
L’ensemble du travail sera supervisé par INRAE en coopération avec l’OFB et en particulier Guillaume Gayet (agent de l’OFB/DSUED à PatriNat) et Nicolas Hette-Tronquart (OFB/DRAS). Afin de traiter ces deux sujets, nous recrutons un binôme de stagiaire de niveau Master 2 pour 6 mois.
Modalités :
Candidature :
Adresser par voie numérique une lettre de motivation et un curriculum vitae à stephanie.gaucherand@inrae.fr et guillaume.gayet@mnhn.fr. Date limite : 9 novembre 2026
Références :
[1] https://ofb.gouv.fr/doc/le-guide-de-la-methode-nationale-evaluation-des-fonctions-des-zones-humides-version-2
[2] Voir Baptist, F., Gayet, G., Caessteker, P., 2020. Bilan de la mise en œuvre de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides - Synthèse des actions de transfert, de sensibilisation, d’information et retours critiques sur son application en France métropolitaine. Office français de la biodiversité.
[3] https://lessem.lyon-grenoble.hub.inrae.fr/science-societe/appui-et-expertises/gepe
- Formation initiale Master 2 en écologie ou équivalent école d’ingénieur.
- Compétences demandées :