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Offre de stage de césure en écophysiologie marine #110963


Date de parution : 10-06-2024

Annonceur CENTRE D'ETUDES BIOLOGIQUES DE CHIZÉ
Contrat Stage
Secteur Recherche et environnement
Localisation Deux-Sèvres
Fonction(s) Études / Projets / Développement
Formation BAC+3/BAC+4

Contexte du recrutement et définition de poste :

Offre de stage conventionné en écophysiologie marine

 

 

Titre : Stress en Antarctique : Quel est l’impact de contraintes environnementales sur des marqueurs de stress chez une population de manchots Adélies

 

Lieu : Centre d’Études Biologiques de Chizé, CNRS-La Rochelle Université (Villiers en Bois, 79360)

Dates: Septembre à Décembre 2024

Durée approximative: 4 mois

Objectif : L’Antarctique est souvent considéré comme un continent immaculé avec une empreinte anthropique minimale. Cependant, il est soumis à l’heure actuelle à des perturbations croissantes et rapides avec des impacts de plus en plus prononcés sur les écosystèmes et sur la faune (Coetzee & Chown 2016). Ces contraintes environnementales sont liées aux changements climatiques (ex : modification de l’étendue de glace de mer) qui affecte les réseaux trophiques, mais également au dérangement lié à l’augmentation des activités humaines (ex : tourisme). Dans ce contexte, l’étude d’espèces bioindicatrices prend tout son sens car ces espèces permettent de mieux évaluer l’impact de ces changements sur l’écosystème Antarctique, et également de mieux comprendre la capacité et les limites d’adaptation de cet écosystème à ces changements. Le manchot Adélie est considéré comme une espèce Antarctique clé pour étudier ces questions (Ainley 2002). En effet, elle intègre le fonctionnement de cet écosystème car il s’agit d’une espèce inféodée à l’Antarctique et située en haut du réseau trophique. De plus, son écologie alimentaire et son fonctionnement écophysiologique sont bien renseignés (e.g., Maccapan et al. 2023; Marciau et al. 2023).

Dans ce projet, nous proposons d’utiliser des outils physiologiques et moléculaires pour évaluer l’impact des contraintes environnementales sur cette espèce « sentinelle » de l’Antarctique. Chez les vertébrés, des cascades endocrines sont classiquement activées en réponse au stress afin de permettre à l’organisme de répondre de manière optimale à une contrainte (Wingfield et al. 1998). Les concentrations sanguines de ces « hormones de stress » (corticostérone chez les oiseaux) et leur régulation sont donc des outils physiologiques opportuns pour évaluer l’impact des contraintes environnementales sur la faune (Wikelski & Cooke 2006). Par ailleurs, des outils moléculaires complémentaires ont récemment été proposés pour évaluer l’impact des contraintes environnementales sur les vertébrés sauvages (Monaghan et al. 2022). Parmi eux, la longueur des télomères s’est avérée comme étant particulièrement prometteuse car elle semble intrinsèquement liée au stress (Angelier et al. 2018) et semble prédire les performances des individus (survie et reproduction; Tricola et al. 2019). Ces outils physiologiques ont d’ailleurs précédemment été utilisés pour évaluer l’impact de contraintes environnementales sur cette espèce de manchot (Caccavo et al. 2020; Marciau et al. 2023).

L’objectif de ce stage est triple. Tout d’abord, il vise à mieux (1) évaluer les déterminants individuels (condition, taille, statut reproducteur) qui affectent ces paramètres hormonaux et moléculaire chez le manchot Adélie. Ensuite, il vise à (2) tester dans quelle mesure des conditions environnementales contraignantes sont associées à un stress moléculaire et physiologique chez cette espèce. Enfin, d’un point de vue méthodologique, il vise à (3) optimiser les méthodes actuelles pour mesurer ces variables physiologiques chez cette espèce. Lors d’une session de terrain précédente menée en Antarctique (Terre Adélie), plusieurs dizaines de manchots ont été capturés et échantillonnés. L’ensemble de ces manchots ont été suivis pendant l’entièreté de la saison de reproduction, permettant d’obtenir des informations détaillées sur les caractéristiques individuelles. De plus, ces manchots ont été confrontés à des contraintes environnementales contrastées, permettant de tester nos hypothèses.

Le stagiaire participera également très activement aux analyses de laboratoire, aux analyses statistiques, et à la rédaction d’un rapport de synthèse des résultats.

 

Méthodes : Biologie moléculaire (extraction d’ADN, PCR), Analyses statistiques, rédaction.

Valorisation : Expérience de recherche et rédaction d’un rapport scientifique.

Encadrement : Le stagiaire travaillera en étroite collaboration avec un chercheur du Centre d’Études Biologiques de Chizé (Frédéric Angelier) et le service d’Analyses Biologiques de l’unité.

Rémunération : stage rémunéré (gratification)

Date limite de candidature : Les candidatures seront examinées au fur à mesure de leur réception. Pour plus de détails et pour faire acte de candidature, transmettre un CV et une lettre de motivation à l’adresse suivante : frederic.angelier@cebc.cnrs.fr (Frédéric Angelier). Les candidats doivent être inscrits dans un établissement pour pouvoir postuler.

 

 

Profil recherché :

Domaine : Écologie

Niveau académique : Master 1 ou Ecole d’ingénieur en biologie

Compétences requises : Connaissances statistiques, connaissances en écologie, maitrise de l’anglais, Travail en équipe, Permis B.

Compétences appréciées : Expérience de laboratoire, capacité d’organisation, connaissances en biologie moléculaire.