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STAGE M2 - Impact de la reconstitution de sol sur les communautés lombriciennes H/F #60550


Date de parution : 12-11-2019

Annonceur SOL PAYSAGE
Contrat Stage
Secteur Sol, sous-sol/environnement
Localisation Ile-de-France
Fonction(s) Études / Projets / Développement

Contexte du recrutement et définition de poste :

1 - Description du sujet

Dans un contexte d’artificialisation croissante, parallèle au développement de l’économie circulaire, les enjeux autour des sols sont nombreux. Considérés comme une ressource non renouvelable à l’échelle humaine (FAO, 2015), les matériaux pédologiques sont au cœur des questions d’ingénierie pédologique et écologique afin de créer des espaces urbains plus durables et plus résilients. Parmi les sols présents en contexte urbain, et notamment dans les aménagements paysagers, les Anthroposols reconstitués résultent de l’utilisation de matériaux pédologiques, avec des objectifs précis tel que l’obtention d’un milieu fertile dans le cadre d’opérations de végétalisation (Baize et Rossignol, 1995). Depuis leur extraction jusqu’à leur installation sur un site urbain ou péri-urbain, les matériaux pédologiques sont soumis à de fortes contraintes : décapage, mise en andain, stockage, transport et enfin mise en place. Les couches décapées correspondent le plus souvent aux horizons superficiels de terrains agricoles (Cheverry & Gascuel, 2009) ou aux trente premiers centimètres décapés lors de l’aménagement de zones industrielles ou de réseaux routiers (Marié & Rossignol, 1999). Il s’agit parfois d’horizons plus profonds. Les matériaux peuvent être ensuite amendés et mélangés à d’autres constituants inertes ou organiques (composts) avant d’être mis en place.

Les vers de terre, autrement appelés Lombriciens, sont particulièrement impactés par ces perturbations, leur activité étant principalement concentrée dans les 25 premiers centimètres du sol. De plus, peu d’études portent sur les vers de terre en milieu urbain, même s’ils constituent les organismes du sol les plus décrits avec les enchytréides et les nématodes (Glasstetter, 2012; Pižl and Josens, 1995; Schlaghamersky and Pizl, 2009; Smetak et al., 2007; Steinberg et al., 1997; Szlavecz et al., 2006). Considérés comme des bioindicateurs en milieux naturels et agricoles (Cluzeau et al., 2012), les Lombriciens peuvent aussi constituer un outil pertinent en milieu urbain, afin de fournir des informations sur le niveau de fonction d’un sol anthropique. En tant que première biomasse animale dans les sols (Bar-On et al., 2018) et de par leurs rôles dans le fonctionnement de l’écosystème (Blouin et al., 2013), les communautés lombriciennes sont en effet des organismes clés pour évaluer les impacts des contraintes urbaines sur la vie du sol.

L’OPVT (https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/OPVT_accueil.php) a été développé par l’UMR ECOBIO de l’Université de Rennes 1. Il a pour objectif de proposer un outil d’évaluation simplifiée de la biodiversité animale à l’aide des vers de terre dans les sols agricoles, naturels ou les sols urbains. Le déploiement de l’Observatoire Participatif des Vers de Terre en Ile-de-France a pour objectif (i) de compléter la connaissance sur la biodiversité des sols produite par les systèmes déjà en place dans les espaces agricoles et forestiers (RMQS, LUCAS), et (ii) de combler le manque d’information sur les sols en milieu urbain ainsi que sur leur dynamique.

2 - Résumé du stage

Ce stage de Master 2 s’inscrit dans le cadre du programme ECLAS (Earthworm Communities, Landscape & Anthropic Soils), qui associe l’Université de Rennes 1 - OPVT, Sol Paysage et le CEREMA. Débuté en 2017, il regroupe différents stages ainsi qu’une thèse CIFRE visant à évaluer la contribution des communautés lombriciennes aux fonctions des Anthroposols reconstitués. L’objectif du stage sera de mener une étude comparative des communautés lombriciennes dans diverses modalités contrastées de reconstitution de sols urbains. L’étudiant(e) réalisera donc une campagne d’échantillonnage de ces communautés lombriciennes et leur identification taxonomique. Les résultats de la campagne d’échantillonnage 2020 seront concaténés et comparés avec les résultats déjà obtenus en 2018 et 2019 à l’aide d’outils uni- et multivariés. Les sites d’étude seront localisés en Ile-de-France, à Saint-Quentin-en-Yvelines principalement. L’étudiant(e) participera également à la description de fosses pédologiques, avec un focus particulier sur la description des bioturbations lombriciennes.

3 - Conditions de travail et recrutement

  • Lieu de travail basé à Orsay (Essonne)
  • Déplacements prévus à la Station Biologique de Paimpont (Bretagne) pour les travaux de laboratoire
  • Temps plein (35h)

Le stage est prévu pour une durée de 6 mois, idéalement de février à juillet 2020.

CV et lettre de motivation à envoyer par mail à marechal@solpaysage.fr et xavier.marie@solpaysage.fr (en copie).

Pour tous renseignements complémentaires : 06 73 67 77 95

4 - Modalités d'accueil et indemnisation

  • Structure d’accueil: Bureau d’études Sol Paysage, 8 bis boulevard Dubreuil, 91 400 ORSAY
  • Responsable du stage : Jeanne Maréchal (Rennes1/Sol Paysage)
  • Hébergement et restauration : à la charge du stagiaire (hébergement en IDF préférable ; possibilités d’hébergement à la Station Biologique de Paimpont pendant la période de laboratoire)
  • Indemnité : gratification mensuelle réglementaire et prise en charge des frais de mission

Profil recherché :

Étudiant en master 2 ou fin d’études d’ingénieur (Bac+5) en écologie ou environnement

  • Bonnes connaissances en pédologie et écologie du sol
  • Aptitudes au terrain (application protocole d’inventaire)
  • Connaissance et maniement du SIG (obligatoire) et BDD (facultatif)
  • Maîtrise des outils et des méthodes statistiques (logiciel R)
  • Capacités rédactionnelles et de synthèse
  • Dynamisme et bon relationnel (travail d’équipe, contacts avec les différents partenaires)
  • Grande autonomie et sens de l’organisation
  • Bon niveau d’anglais
  • Permis de conduire