Stage Césure Ingénieur
Contrôle biologique du carpocapse des pommes par conservation des parasitoïdes indigènes
CONTEXTE
Dans un contexte de réduction de l’usage des pesticides, l’agroécologie s’appuie sur les services écosystémiques, en particulier le contrôle biologique des ravageurs. Pour optimiser l’efficacité de ce contrôle biologique, il est essentiel de mieux comprendre l’influence des pratiques agricoles et du paysage et sur les populations de ravageurs et leurs régulations.
Le stage proposé s’intéressera plus particulièrement au parasitisme larvaire de Cydia pomonella (Linnaeus) (Lepidoptera : Tortricidae), un ravageur majeur en arboriculture, causant d’importantes pertes économiques en pomme, poire et noix dans le monde entier (Franck et al. 2017). Le parasitisme larvaire de C. pomonella en verger de pommiers dépend en premier lieu de la phytoprotection. Il est globalement plus élevé dans les vergers cidricoles où la production de pommes est extensive (Martinez-Sastre et al., 2021). Le parasitisme dans les vergers de pommes de table est aussi un peu plus élevé dans les vergers en agriculture biologique que dans les vergers en protection intégrée (Maalouly et al., 2013 ; Pfitzner & Herz, 2026). Le parasitisme dépend également de la diversité des cultures dans le paysage, notamment de la densité de vergers, laquelle est plutôt favorable au parasitisme dans des contextes de production extensive, et défavorable au parasitisme dans des contextes de production intensive (Maalouly et al., 2013 ; Martinez-Sastre et al., 2021). Enfin, les niveaux de parasitisme dépendent aussi étroitement des densités de carpocapses ; il reste essentiel d’analyser parallèlement au parasitisme le rôle des pratiques et du paysage sur les niveaux de populations de C. pomonella (Ricci al. 2009 ; Etienne et al. 2024).
Pour élargir notre compréhension du parasitisme de C. pomonella dans différents contextes géographiques et de production, des larves diapausantes de carpocapse de 60 vergers de pommes (table, cidre) et de noix du Nord-Ouest et du Sud-Est de la France ont été échantillonnés entre 2019 et 2025 (Viciriuc et al. 2025). Les suivis de parasitisme ont été réalisés dans le cadre d'un programme de lutte biologique par acclimatation contre C. pomonella via l’introduction du parasitoïde exotique Mastrus ridens (Horstmann) (Ichneumonidae) (Borowiec et al. 2020).
OBJECTIFS DU STAGE
L’objectif du stage est de déterminer le rôle respectif du mode de production (plantes cultivée, agriculture biologique) et de déterminant paysagé autour des vergers échantillonnés (densité et caractéristique des haies ; densité de vergers, diversité des cultures) sur à la fois les abondances de larve carpocapse et sur leur parasitisme.
DEROULE DU STAGE
ENVIRONNEMENT D’ACCUEIL
Le stage aura lieu à l’INRAE dans l’unité Plantes et Systèmes de culture Horticoles (INRAE-PSH) à Avignon, dans l’équipe Contrôle Biologique par Conservation. L’encadrement sera réalisé par Bertrand Gauffre et Pierre Franck (INRAE-PSH), en lien étroit avec l’unité INRAE Institut Sophia Agrobiotech de Sophia Antipolis (Nicolas Borowiec, Pauline Fournier, Ionela-Madalina Viciriuc).
CONDITIONS
Stage de 6 mois, idéalement à partir de Septembre 2026 (dates flexibles). Le/la stagiaire bénéficiera de la gratification standard (4,5€/heure, soit environ 630 € par mois).
PROFIL RECHERCHE POUR LES CANDIDAT·ES