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Conférences
Un
thème « Fil rouge » a rythmé les
rencontres de l’espace AGORA. Lors de la journée,
consacrée à « l’environnement et
au développement durable », le Réseau
Tee Rhône-Alpes a organisé et co-animé
quatre conférences :

Travailler dans l’environnement, attention aux idées
reçues ! Avec la participation du pôle Rhône-Alpes
de l’Orientation (Anne Gauthier - PRAO).

Les métiers de l’environnement en Rhône-Alpes,
quels débouchés ? Avec la participation de
Guillaume BROUSSEAU : TENERRDIS : Pôle de compétitivité
énergies renouvelables pour le développement
des nouvelles technologies de l’énergie.
Hélène Blanchard : Région Rhône-Alpes
André LESCHIGUERO : ATEN - Ateliers Techniques des
Espaces Naturels
Brigitte BRIEL : Réseau Territoires Environnement Emplois
Rhône-Alpes
Les métiers de l’environnement en Rhône-Alpes,
quels débouchés ? (Retranscription
partielle de la conférence par Anne Françoise
Berger, d'après enregistrement).
La synthèse de cette conférence portera essentiellement
sur deux secteurs d’activité : les espaces naturels
et les énergies renouvelables.
De
façon générale, force est de constater
que les étudiants qui choisissent la voie de l’environnement
se trouvent confrontés au manque d’organisation
actuel des filières. Ils subissent l’inadéquation
entre l’offre de formation et la réalité
du marché du travail.
Ce
constat est particulièrement vrai dans le secteur du
patrimoine naturel qui représente 5 % des emplois dans
l’environnement. Sur les 20 % annuel de renouvellement
de poste, 10 % seulement concernent des profils ayant suivi
une formation spécifique en écologie. Pour le
reste il s’agit d’emplois administratifs : directeurs,
gestionnaires de ressources humaines, secrétaires,
assistants (20%), ou encore de personnels engagés sur
des missions, à qui on ne demande pas forcément
d’être écologue spécialisé
dans telles ou telles espèces végétales
ou animales mais plutôt d’être formé
en agriculture, développement durable, ENR ou tourisme.
Quelques perspectives de création de poste existent
toutefois au sein des conseils régionaux qui depuis
2005 ont, comme nouvelle compétence, la gestion des
réserves naturelles régionales. Plus attentives
à la reconnaissance des métiers de l’environnement,
les conseils régionaux doivent se préoccuper
des emplois liés à la gestion de ces réserves
mais aussi à la police de ces espaces protégés.
Au vu du nombre important de réserves naturelles régionales
françaises, il s’agit là d’un champ
intéressant en terme de création d’emploi.
Dans
le domaine des énergies renouvelables, et notamment
en Rhône-Alpes qui a la chance d’une part de bénéficier
non seulement de ressources sur son territoire (hydraulique,
biomasse…) mais également d’un important
tissu d’entreprises et d’acteurs, le bilan est
différent. Il est actuellement difficile de donner
une estimation des créations d’emplois à
venir. En effet, chacun des circuits des nouvelles technologies
de l’énergie luttant contre le réchauffement
climatique étudie cette question et les chiffres annoncés
naviguent entre 140 000 et 1 million de postes. Par contre
il est certain que ces emplois concerneront un large panel
de métiers (actuellement 40 % des emplois sont des
postes de techniciens, 40 % des emplois commerciaux et 20
% des emplois administratifs). A ce titre les niveaux de qualification
seront également tous représentés du
CAP au Bac +8. Il reste un problème de reconnaissance
pour les nombreuses personnes titulaires de diplômes
de type doctorat, qui ne choisissent pas la voie de la recherche,
et qui n’ont pas de spécialisation, capable de
répondre aux spécificités des entreprises.
Comme dans le secteur des espaces naturels, très peu
de postes correspondent à ces hautes qualifications
qui de plus font peur aux employeurs. C’est pourquoi,
un des enjeux du pôle de compétitivité
Tenerrdis,
est de mettre en place des parcours permettant de faire se
rencontrer, les acteurs de la recherche et du développement,
les dirigeants des PME-PMI et les structures de formation.
Enfin, les filières et les entreprises vont évoluer
et vont devoir intégrer des contraintes environnementales
au sens large du terme dans leurs métiers de tous les
jours. Les métiers ne vont pas fondamentalement changer,
mais plutôt intégrer des compétences supplémentaires
pour répondre aux exigences environnementales. C’est
en effet de façon infinitésimale que de nouveaux
métiers verront le jour. A la question, quels sont
les secteurs des ENR qui emploient le plus, actuellement la
réponse est, sans conteste, le domaine de la maîtrise
de l’énergie dans le bâtiment, notamment
avec les métiers artisanaux qui participent à
la lutte contre le réchauffement climatique, comme
par exemple chauffagiste ou couvreur. Toutefois l’activité
des bureaux d’études en ingénierie et
développement devrait fortement croître car toutes
nouvelles installations imposent un diagnostic professionnel.
L’ensemble de ces remarques explique que les emplois
soient encore mal identifiés. L’ANPE effectue
un important travail pour repérer ces métiers
qui sont d’un côté des métiers émergeants
par leur prise en compte des problématiques environnementales
mais qui restent classiques par essence. Tee avec l’ADEME
et la Région Rhône-Alpes, travaille à
la connaissance et la reconnaissance des métiers de
l’environnement et propose, via son site Internet, de
nombreuses informations sur le sujet et de multiples outils
apportant une aide à la recherche d’emploi ou
de formation dans les différents secteurs de l’environnement.

Travailler dans les métiers de l’eau
Avec la participation de Julien Bigue - Association Rivières
Rhône-Alpes et Sylvain PEeillon - A.T. EAU.

Traitement des déchets : des métiers propres ?
Avec la participation de :
Alexandra BALLORE : unités TREDI Rhône-Alpes
: spécialiste du traitement par incinération
des déchets dangereux.
Sylvie NAVARETTE : société SERPOL : dépollution
des sols et collecte des déchets dangereux.
Patrick BLAYAC : Société SITA MOS, filiale de
SITA SUEZ : collecte, trie, valorisation et traitement des
déchets.
Brigitte BRIEL : Réseau Territoires Environnement Emplois
Rhône-Alpes.
Traitement des déchets
: des métiers propres ? (Retranscription
partielle de la conférence par Anne Françoise
Berger, d'après enregistrement).
En avant propos, il est important de préciser que les
entreprises du traitement des déchets insistent pour
que le public comprenne que contrairement à l’image
que donne le terme "déchet", les métiers
qu’elles proposent sont des métiers "propres".
La vocation première de ces métiers étant
de faire en sorte que les déchets que nous produisons
tous et dont nous sommes tous responsables, finissent leur
vie dans des usines et sur des plateformes de traitement plutôt
que dans la nature, les entreprises considèrent qu’elles
participent à la préservation de l’environnement.
A la question "est-ce un secteur d’activité
qui recrute ?", la réponse est affirmative.
Les
déchets : un vaste domaine.
En fonction de leurs natures (dangereux, ménagers,
liquides…), le traitement des déchets sera différent.
De nombreux corps de métiers interviendront sur toute
la chaîne qui précède leur destruction
ou leur recyclage. C’est l’activité «
collecte » qui emploie le plus de personnes. Logistique,
transport, gestion des centre de tri : derrière ces
termes on retrouve les métiers de logisticien, chauffeurs
poids lourd, caristes, attachés d’exploitation,
personnels de centre de tri, de zone de stockage… L’activité
"traitement" fait également appel à
des métiers variés : conseillers à la
sécurité, chimistes, opérateurs, personnels
administratifs responsables de la réglementation des
produits, responsables qualité sécurité
environnement….
Enfin, quel que soit le secteur, les entreprises ont besoin
de commerciaux, de secrétaires de personnels administratifs…
spécialisés.
Les
entreprises recrutent donc à tous les niveaux de qualification.
Elles proposent souvent des contrats en alternance, en apprentissage
ou de professionnalisation. En effet, pour la plupart, ces
métiers nécessitent des compétences techniques
qu’aucune formation spécifique ne dispense. Qu’il
s’agisse par exemple, du chauffeur ou de l’opérateur
chargé de la réception des déchets dangereux,
ils devront être formés aux particularités
des produits qu’ils travaillent pour assurer autant
leur propre sécurité que celle de l’environnement.
Dans certains domaines, il est conseiller d’avoir, en
plus de sa formation initiale, une spécialisation environnementale,
comme la connaissance de la réglementation par exemple.
En
région Rhône-Alpes, des profils assez techniques
du type opérateurs, conducteurs dans l’industrie
chimique pour des unités spécialisées
dans la régénération de produits solvants
industriels ou la distillation de produits chimiques, sont
recherchés. Les profils HQSE sont également
intéressants car les certifications qui concernent
le domaine de l’environnement sont incontournables pour
les entreprises.
En
conclusion, les champs d’action sont d’autant
plus vastes, qu’il s’agit non seulement de traiter
les déchets produits quotidiennement (par les particuliers,
les collectivités et les entreprises), mais également
de réparer les erreurs du passé en prenant en
compte un secteur qui tend à se développer actuellement
: la dépollution des sols.
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