Points de vue
Points de vue d’acteurs Rhônalpins…
![]()
LETTRE N°3- Avril 2011
ECONOMIE VERTE :
Activités, emplois et compétences, quelles réalités et perspectives ?
Voici les analyses et les témoignages de professionnels, comme autant de « réponses possibles » à quelques unes de vos interrogations…
Entretien avec Lionel Roche – AKLEA Société d’avocats. Cliquer ICI. Entretien avec Michel Faber, Directeur de la Fédération Forêts-Bois Rhône Alpes (FIBRA). Cliquer ICI.
|
![]()
LETTRE N°2 – Décembre 2010
Comment fonctionne le repérage des besoins en compétences, suscité par la prise en compte du Développement Durable ? De quoi les professionnels ont-ils besoin pour mettre en œuvre ce repérage ? Trois acteurs rhônalpins répondent à nos questions…
—
Aline Atmajian – Chargée de mission Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) - Maison de l’Emploi et de la Formation de Lyon.
—
Florence Massacrier – Animatrice du CTEF EST Lyonnais.
—
Olivier Canonne – Consultant-formateur en RSE
Alteractive – Société de services en Développement Durable
![]()
LETTRE N°1 – Juin 2010
Prendre en compte le développement durable en général et/ou l’environnement en particulier : qu’est-ce que ça change ?
Des professionnels témoignent…
Hugues de Vaulx – Gérant de Coop alternatives
Info Réseau Tee RA N°1 – Juin 2010
Au-delà des compétences…
A travers les cursus scolaires, les annonces de recrutement, les cv, les entretiens d’appréciation, les référentiels métiers, les études prospectives, bienvenue dans le règne de « la compétition aux compétences« .
Il semblerait que plus on affiche de compétences nécessaires à acquérir, plus cela rassurerait. Pour autant, est-ce un gage de plus d’efficacité ? La question semble légitime, notamment au regard des résultats des deux dernières enquêtes du réseau Tee Rhône Alpes.
Dans les 2 études, il est frappant de constater que trouver des candidats sur des postes liés à l’environnement et au développement durable apparait difficile pour plus de 40% des sondés. Pour expliquer les causes de ces difficultés, ces derniers mettent en avant « la recherche de compétences multiples très difficiles à trouver», « un manque de compétences techniques » et semblent aussi se plaindre de « personnes peu motivées« , « peu autonomes« , comme si la motivation et l’autonomie d’ailleurs étaient des compétences.
Effectivement, rechercher un « mouton à 5 pattes« , ce n’est pas évident tous les jours et cela demande du temps. Tout comme accueillir un nouveau dans une entreprise. On préférerait qu’il soit autonome et qu’il devine lui-même les consignes de sécurité, les risques environnement, les comportements attendus, les multiples procédures.
TRISELEC, pionnier du tri sélectif des déchets en France, a décidé il y a plusieurs années de modifier son approche humaine et testé avec succès d’économiser de l’argent sur les entretiens de recrutement en les supprimant. En effet, pas besoin d’un diplôme Bac+5 pour trier les déchets qui arrivent de tous les coins de la communauté urbaine de Lille. Par contre, l’intégration des personnes fait l’objet d’une attention extrême. Tout nouvel arrivant, pris en fonction de son rang sur la liste d’attente, passe une semaine d’intégration complète avant d’être en situation opérationnelle. Tout nouvel arrivant a droit à un tuteur, reçoit un ordinateur personnel, dispose d’un accès à un centre multimédia ouvert de 4h30 à 22h… L’autonomie et la motivation, « qualités les plus recherchées« , prennent du temps et si on souhaite être efficace, ce temps investi là n’est pas du temps perdu. Les excellents résultats de TRISELEC, la motivation partagée par toute son équipe ne sont pas le fruit du hasard.
Si dans les 2 enquêtes du Réseau Tee Rhône-Alpes plusieurs interviewés se plaignent du manque de motivation et/ou d’esprit d’initiative de leur personnel et/.ou du manque d’engagement, d’où peuvent venir de tels manques ? Des formations, des personnes, d’erreurs de casting ? Ce n’est pas si évident. Prend-on assez de temps pour développer un peu plus de respect, de reconnaissance, de justice, dans les organisations ? A-t-on assez réfléchi à comment favoriser l’engagement et la motivation des salariés ? Cela ne se décrète pas. Cela se construit, pas à pas.
Certes, il existe pour demain des gisements d’emplois dans les métiers de l’eau, de la construction durable, de la maîtrise des énergies et du développement des énergies renouvelables, de la diminution et la valorisation des déchets… Mais ce ne sera sans doute pas les 600 000 emplois nouveaux annoncés en grande pompe par le BCG l’année dernière. Comme l’a très bien perçu le Réseau Tee, « les véritables besoins seront sur des métiers « classiques », qui ne sont pas forcément d’ailleurs des métiers nouveaux ou spécifiques environnement ». Certes, des évolutions se font jour. Mais à la périphérie des cœurs de métiers. Un électricien sera un électricien demain. Un plombier sera un plombier. Un maçon sera un maçon, qui certes aura intégré des nouveaux matériaux grâce à des espaces de formation situés chez les vendeurs de matériaux. Au-delà des adaptations de compétences, il y a aussi peut être des comportements plus ou moins nécessaires à certains postes, du respect et de la reconnaissance à témoigner. C’est d’ailleurs ce qu’a très bien compris une Ecole à Lyon, l’ESQESE, qui forme des responsables qualité, sécurité-santé, environnement. Ce n’est pas un hasard si les étudiants qui entrent dans cette formation y restent et y sortent en trouvant un emploi rapidement.
Hugues de Vaulx – Gérant de Coop alternatives
www.coop-alternatives.fr

