Archive for the ‘Actu’ Category

L’équipe du réseau Tee Rhône-Alpes

Jeudi, juin 9th, 2011

Le Réseau Tee Rhone Alpes a cessé de fonctionner le 30 juin 2011 : ses partenaires institutionnels financeurs se désengageant de cette opération d’information et d’expertise sur les métiers de l’environnement et plus largement de l’économie verte.

 

Vous trouverez ci-dessous les CV des actrices qui ont fait vivre ce réseau depuis plus de dix ans.

Brigitte Briel – Coordinatrice.
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Monique Bérenguer – Assistante de coordination.
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Consulter son Blog.

Marie-Hélène Branciard - Journaliste multimédia.
Consulter son site.

Aude Chabroud – Chargée de mission.
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Info TEE RA 3 – Economie verte

Samedi, avril 23rd, 2011

INFO TEE RA N°3 - ECONOMIE VERTE :
Activités, emplois et compétences, quelles réalités et perspectives ?


Le terme d’économie verte désigne une dynamique de transformation de l’économie vers des modes de production et de consommation sobres, respectueux des ressources naturelles mais également des Hommes.


Dans le contexte actuel de crises (écologique, économique, financière et sociale), la mise en œuvre d’activités liées à la réduction des impacts environnementaux est perçue par beaucoup comme une opportunité de relance de l’activité économique, un aout pour la création « d’emplois verts », voire même pour certains, comme un moteur de croissance…

Qu’en est-il sur le terrain ? Activités, compétences : quelles évolutions en cours et à venir ? Création d’emplois : mythe ou réalité ? Qui sont les recruteurs ? Quelles sont les aptitudes et les connaissances qu’ils recherchent ? De nouveaux créneaux d’activités se profilent : qui les inventent et sous quelle forme ?

Ces questions sont les vôtres, lecteurs de notre Lettre d’infos, participants aux ateliers d’animations que nous conduisons pour le Pôle Rhône-Alpes de l’Orientation (PRAO), utilisateurs de notre site Internet…
A travers ce troisième et dernier numéro, nous les avons posées à quelques professionnels bien ancrés sur le terrain et particulièrement investis dans le conseil et l’accompagnement de projets, dans la coordination et le développement d’activités, dans l’observation des compétences et de leur transformation, mais également dans la création de nouveaux services et de nouvelles entreprises…

 

Pour lire la lettre, cliquer ICI.

 

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La fin de l’histoire…

Vendredi, avril 22nd, 2011

 On n’avait rien puis il y a eu Tee…

 On n’avait rien puis il y a eu Tee avec son site pour toutes les infos dont on a besoin quand on s’intéresse à l’environnement et particulièrement aux métiers. Ici, rien ne fonctionne en termes de recherche d’emploi, de stage d’info. Pour une fois on a dit merci le continent. Ça ne pouvait pas durer… Qu’est ce que je dis à nos jeunes désespérés de la vie qui malgré notre beau soleil sont complètement démotivés par ce qui se passe. Courage à Tee RA.”
Mika – Pointe à pitre – Guadeloupe.

Ainsi commence l’un des 1 800 messages laissés sur notre livre d’or…

 » On n’avait rien puis il y a eu Tee…” ainsi commence donc l’un des 1 800 messages laissés sur notre livre d’or. Un résumé saisissant des réactions de la plupart des professionnels, recruteurs et chercheurs d’emploi qui se sont exprimés sur notre site. Message d’ailleurs repris par Environnement Magazine qui a couvert l’évènement sous ce titre funèbre : “Ni fleurs ni couronnes pour Tee”.

Pourtant, l’information est bien tombée en janvier dernier : “Face à la non reconduction des financements de la Direction de l’emploi et la formation continue (DEFC) du Conseil régional et de l’Agence pour le développement et la maitrise de l’énergie (ADEME) Rhône Alpes, le réseau Tee RA cessera son activité au 30 juin 2011.”

Avec la disparition de Territoires Environnement Emplois Rhône Alpes et celle de son équipe, c’est le site portail des Réseaux Tee qui est également directement menacé. Ce portail a en effet été créé, développé et modéré depuis 10 ans par Tee Rhône-Alpes. Une évaluation réalisée en 2009 a en effet “démontré” l’opacité du réseau, sa non (re)connaissance par le terrain, et plus globalement son incapacité à mettre les professionnels rhônalpins en connexion sur la triple problématique métiers/emplois/formation de l’environnement et de l’économie verte.

Même s’il est trop tard et que la machine administrative est lancée pour dissoudre ce qui a été patiemment construit depuis dix ans, l’équipe Tee Rhône-Alpes continue de contester le sérieux et la neutralité de cette fameuse évaluation : méthodologie inadaptée, temps réduit sur le terrain, témoignages escamotés, consultant junior dépassé par l’ampleur de la tâche, qualité d’un site fréquenté quotidiennement par 6 000 visiteurs jugé sur la base d’une cinquantaine de réponses…

Heureusement pour nous, nous avons accumulé au fil du temps et particulièrement ces derniers mois des avis multiples démontrant l’utilité et l’efficacité de notre travail sur le terrain et sur le web. Ainsi, nous avons constitué ce dossier : les témoignages, articles de presse et documents qui suivent présentent une autre version de l’histoire…

Télécharger notre livre d’or…

Nous vous tiendrons au courant dès que nous saurons exactement ce qui vous attend. En attendant, et de façon à continuer d’alerter les décideurs, nous vous invitons à relayer notre appel pour qu’un maximum d’usagers concernés signent notre livre d’or : http://www.reseau-tee.net/rhone/livre.php

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Activités de l’environnement : quelles perspectives ?

Vendredi, avril 22nd, 2011

Point de vue d’acteurs – Info Tee RA N°3

Activités de l’environnement : quelles perspectives ?
Entretien avec Lionel Roche – AKLEA Société d’avocats.

Propos recueillis par Marie Fabienne Gille.

Tee RA : Quelle est votre mission en tant qu’avocat, auprès de qui intervenez-vous, dans quels objectifs ?

L.R : Nous sommes une entreprise au service d’autres entreprises et de collectivités, et nous intervenons pour les aider à maitriser et faciliter leur développement.
Un avocat, aujourd’hui, c’est quelqu’un qui fait du contentieux, qui défend les intérêts de son client quand il y a un problème, ou qui attaque quand cela est nécessaire.
C’est quelqu’un qui fait aussi beaucoup de conseil avec une vraie conduite de projet. Il intervient, par exemple, pour  accompagner une collectivité qui veut protéger ces espaces naturels et constituer une trame verte, ou avoir une autre approche énergétique et développer la production d’énergie d’origine renouvelable… Dans ce cas, il s’agit d’aider cette collectivité à intégrer un référentiel de maitrise de l’énergie et de développement durable.
Pour aider, une  collectivité ou une entreprise à mettre en œuvre son projet, nous servons de médiateur entre un certain nombre de métiers.

Nous n’avons pas pour vocation à jouer les chefs d’orchestre. Mais nous arrivons à le faire, parce que nous développons des connaissances techniques et nous maitrisons la dialectique.
Maitriser la dialectique, cela nous sert à négocier. Nous sommes rompus à la négociation, car formés pour cela. Pour qu’un projet avance, il faut faire des consensus. Il faut qu’il soit partagé par tous et là, nous avons peut-être une longueur d’avance, parce que nous maitrisons le verbe, la synthèse et l’écrit aussi.
Développer des connaissances techniques, cela suppose une activité soutenue de veille et de lecture.
Par exemple pour bien comprendre les enjeux du changement climatique à une échelle locale, il faut maitriser certaines compétences techniques pour comprendre et ensuite traduire juridiquement.
Par ailleurs, parce que nous travaillons avec beaucoup d’opérateurs économiques, nous sommes en contact direct avec un certain nombre de solutions techniques et d’évolutions technologiques. De ce fait, nous pouvons donner un conseil, faire se rencontrer des solutions qui ne se rencontreraient pas à priori.
Cela génère de la créativité qui rend l’exercice très intéressant.
Je suis dans cette émulsion toute la journée et je vois apparaître de nouvelles technologies, de nouvelles activités, de nouveaux  métiers et de nouveaux besoins en  compétences.

Tee RA : Comment percevez-vous l’évolution des activités de l’environnement ?

L.R  : Je suis dans le secteur de l’environnement depuis une vingtaine d’année, et je peux dire que c’est un secteur en croissance régulière, résultant, dès le début des années 90, d’une production législative très soutenue au niveau de l’union européenne.
Enfant de Bruxelles et de sa production normative ce secteur est né des règlements et des directives mises en œuvre dans toutes ses composantes concernées par l’environnement : la gestion de l’eau et des déchets, la qualité de l’air, les sites et sols pollués.
Après cette première approche en « silos », on est passé ensuite à une déclinaison des problématiques environnementales dans toutes les grandes politiques communautaires, jusqu’à l’éco-conception.
En effet, aujourd’hui, quand vous concevez un produit, vous vous interrogé pour savoir comment il pourra-t-être démantelé et recyclé en fin d’utilisation.
Cette démarche a commencé dans les années 90, et s’est très rapidement répandue.
Cette approche sociétale s’est aussi traduite à travers le concept de responsabilité environnementale. Le principe de précaution, avec toutes les questions que cela soulève, donnant lieu à une production normative complémentaire, aux niveaux national et européen.
Sans oublier la demande sociale à la fois sur les plans éthique et moral : de plus en en plus, le citoyen développe une conscience, s’inquiète de l’impact de ses consommations sur sa santé. Cette demande pousse, aussi, le politique à produire des normes.
Cet afflux de normes législatives a imposé de nouvelles connaissances, des recherches et le développement d’un savoir technique et technologique.
C’est  le premier facteur de croissance et de développement des activités de l’environnement.
Par exemple : quand un fabriquant de poids lourds doit réduire ses normes d’émissions de plomb, il doit innover technologiquement pour atteindre les objectifs communautaires. Quand Bruxelles met en œuvre le règlement REACH [1] (Cadre réglementaire de gestion des substances chimiques) pour promouvoir une chimie verte, il faut que des laboratoires travaillent sur ces nouvelles molécules.

Ces directives se traduisent par un ensemble de besoins en terme de services et de prestations techniques se développant aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Ainsi, toutes ces activités génèrent des emplois dans des domaines très différents.  

Cette prise de conscience se fait également aujourd’hui, à l’échelle de la planète. Les chinois, par exemple, avec lesquels nous travaillons, créent des centrales thermiques à charbon toutes les semaines et développent en même temps un plan qui prévoit, dès 2020, la mise en circulation en Chine, de 10 millions de voitures électriques. Ils ont bien intégré que la non maitrise de l’impact de leurs activités sur l’environnement et la destruction des ressources allaient freiner leur développement. Ce n’est ni une approche morale ni idéologique.
Si vous n’avez pas une eau de bonne qualité vous ne pouvez pas nourrir des villes qui comptent plus de 10 millions d’habitants. Si la pollution atmosphérique se traduit par une envolée des cancers des poumons et des maladies respiratoires, soit le gouvernement laisse faire parce qu’il n’a pas d’argent à allouer au problème, mais c’est un discours qu’il ne peut pas tenir très longtemps, soit il considère le problème et son coût pour la société.
En agissant en amont, en limitant l’impact de nos systèmes de production sur l’environnement naturel et sur les hommes, on limite, in fine, les coûts.
Tout le monde l’a compris aujourd’hui. Cela intéresse tout les pays, même si tous ne rentrent pas à la même vitesse dans cette démarche.

Tee RA : Quelles sont les compétences en lien avec la mise en œuvre de ces activités ?  Les entreprises trouvent-elles ces compétences?

LR : Je pense que les activités de l’environnement, c’est 80% de technique, de scientifique, de maitrise technologique, de hard, et 20% de soft, de dimension sociale, de RSE [2]  à intégrer.

A titre d’exemple, dans la réalisation d’un plan énergie climat, une approche technique déterminera comment réduire les émissions de carbone; mais cela ne pourra fonctionner si vous n’entrainez les hommes et les femmes dans ce process. C’est de la capacité à faire évoluer les comportements. C’est de la concertation, de la communication… et la maitrise des compétences nécessaires.
Le recrutement d’ingénieurs qualifiés se fait dans les domaines techniques comme ceux de l’eau, de la chimie verte, du traitement des sols, de l’énergie alternative au fossile.
Avec le prix du pétrole qui s’envole, ce qui est alternatif et renouvelable présente un intérêt grandissant : le solaire malgré les perturbations actuelles, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse, la bio méthanisation… tous ces secteurs ont besoin de compétences.
Au début des années 90, il n’y avait pas de formation en environnement. Aujourd’hui, toutes les grandes écoles d’ingénieurs généralistes intègrent des troisièmes cycles et l’environnement dans leurs cursus.
Ceci étant, je vois sur le terrain, la difficulté que rencontrent encore aujourd’hui les bureaux d’études (BE) à recruter, car ils recherchent des profils expérimentés.
Ils ont besoin de cette « expérience » pour conserver leur avance, pour développer leurs activités. Aujourd’hui, trouver un ingénieur avec 10 ans d’expériences dans l’environnement, c’est encore difficile. Ceci explique la compétition existant entre les BE pour « débaucher » les ingénieurs expérimentés.
Je constate aussi l’arrivée massive de niveaux « bac plus 5″. Or, nous n’avons pas uniquement besoin des ces niveaux ! Nous avons besoin également de niveaux bac plus 2 et 3,  bien formés ! En effet, il y a des niveaux intermédiaires qui doivent être servis et qui ne le sont pas actuellement.
Enfin, à l’université, on forme des juristes en droit de l’environnement, des spécialistes RSE, des spécialistes du développement durable… mais, à mon avis, un certain nombre de ces formations ne répondent pas aux attentes du marché de l’emploi : si vous avez besoin d’un ingénieur, vous avez besoin en premier lieu de sa maitrise technique. Ensuite, comprendre et intégrer le développement durable et /ou la RSE, c’est devenu indispensable. Ainsi, un ingénieur généraliste qui aura des connaissances complémentaires sur l’éco-conception, l’impact du changement climatique, la maitrise de l’énergie, la gestion de la ressource en eau…répondra mieux aux attentes des entreprises. Je serais plus sceptique sur l’insertion professionnelle des personnes qui arrivent sur le marché du travail avec une  »formation au développement durable ».
Pour ce qui est du Droit, même si le secteur de l’environnement est issu d’une production normative communautaire très importante, dans une entreprise du secteur technologique, il y aura un juriste pour mille salariés. C’est un rapport de 1 à 10 environ. Parmi ces salariés, il y a beaucoup d’ingénieurs et un ingénieur spécialisé sur une problématique environnementale, doit avoir, lui aussi, des compétences en droit car il peut être, par exemple, appelé à ouvrir le code de l’urbanisme pour faire une étude d’impact.
De plus, pour qu’un bureau d’études ait besoin d’un juriste à plein temps, il faut qu’il ait une activité suffisamment importante. Donc, les débouchés sont relativement réduits. On risque d’être victime de l’attractivité du secteur, tout au moins philosophiquement !

Tee RA Dans le contexte actuel, qu’est ce qui peut freiner ou faciliter le développement des activités et des emplois ?

LR : Quand il y a eu la crise de 2008-2009, le secteur de l’environnement a bien résisté. L’environnement se porte bien par rapport à d’autres secteurs !
On a mis environ 20 ans, à faire ce chemin et aujourd’hui nous sommes installés dans un contexte favorable au développement des activités de l’environnement.
Toutes les entreprises avec lesquelles je suis en lien ont du travail. Mais nous sommes dans un contexte économique contraint.
Il y a une vraie tension sur les prix qui limite le développement des activités.
Par exemple, quand, une collectivité achète un service, si elle peut l’acheter moins cher, elle le fait ! De fait, nos services sont mis en concurrence tous les jours.
Ce contexte a un impact direct sur l’emploi : nos entreprises se développent et embauchent moins rapidement.
Par ailleurs, il y a également aujourd’hui, un potentiel à l’international. Nos entreprises doivent améliorer leur capacité à se positionner sur les marchés internationaux. Dans ce sens, il faut se préparer à intervenir ailleurs, donner envie d’aller ailleurs. C’est une ouverture indispensable, un état d’esprit. Il faut donc se former au management interculturel, et améliorer encore notre maitrise des langues.

Enfin, comme je l’ai déjà dit, la demande sociale évolue, et l’environnement investit tous les champs de nos activités créant de nouvelles perspectives. Il y a de nouveaux domaines qui font leur apparition avec de nouveaux besoins en services et en compétences. La préservation de la biodiversité, par exemple, devient un enjeu majeur à l’échelle de la planète. Pour répondre à cet enjeu, on voit naitre de nouvelles activités et fonctions et de nouvelles compétences sont demandées. Il y a 10 ans, on parlait de protection de la nature, pas de service écologique, ni de poste d’ingénieur liés à cette protection.
Les bureaux d’études avec lesquels nous travaillons peinent à recruter des écologues et des écotoxicologues.
Autre créneau, l’optimisation des réseaux énergétiques, les « Smarts Grids » [3]. Là encore, de nouveaux besoins apparaissent. Il y a 10 ans, on ne parlait pas non plus de Smart Grids.
Pour être en capacité de répondre à l’évolution de la demande, il faut s’organiser.
Par exemple, concernant l’agriculture bio, la demande est supérieure à l’offre. Les élus vous disent : « On est prêt à passer commande pour nos cantines, mais on voudrait bien que cette agriculture soit produite en Rhône-Alpes ». Pour la développer, il faut créer du lien, à travers des structures qui permettent de mettre tout le monde autour de la table pour définir une stratégie.
Je pense que l’on va avoir besoin de compétences pour cela.

Tee RA : Qu’est-ce qui conditionne une dynamique d’activités et d’emplois en Rhône Alpes ?

LR : Dans cette économie mondialisée, si l’on n’est pas créateur, force de proposition et d’innovation technologiques et techniques, d’autres vont le faire à notre place.
Quand on voit ce que les américains et les chinois investissent dans ces domaines, quand on connaît leurs forces de frappe en matière de formation, il n’y a pas de quoi s’endormir. Nous sommes dans un contexte économique concurrentiel. Il y a des opérateurs étrangers comme les allemands, et tous les pays nordiques qui sont en avance sur nous. Les chinois sont aujourd’hui, par exemple, le premier opérateur éolien au monde.
Il faut donc investir dans l‘innovation technique et scientifique pour rester dans la course. En Rhône Alpes, nous ne sommes pas en retard par rapport aux autres régions de France. A titre d’exemples, il y a, sur Lyon, le pôle de recherche et d’enseignement sur le campus de la Doua ; il y a ce qui se passe dans la vallée de la chimie où on compte autant de chercheurs que sur la Doua ; il y a aussi les pôles de St Etienne, Chambéry, et Grenoble. Rhône-Alpes, s’est doté d’une force de frappe scientifique intéressante organisée à travers le réseau «Envie Rhône Alpes ».
Il faut que ces structures aient la capacité à recruter, qu’elles bénéficient d’outils technologiques et techniques innovants et qu’elles aient les moyens de le faire.
Il faut aussi, développer notre capacité à mettre autour de la table les acteurs représentants les collectivités, la formation, les universités, les entreprises, les bureaux d’études qui sont les médiateurs entre le niveau scientifique et les attentes du marché. Il faut que l’information circule entre tous les acteurs pour avancer dans un cadre stratégique.
Enfin, il nous faut encore améliorer la lisibilité de notre offre. Quand un opérateur économique a un besoin technique, technologique, il faut lui faire comprendre qu’il va trouver, en Rhône Alpes, une réponse aux questions qu’ils se posent.

Lionel roche
www.aklea.fr/

Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE, Réseau Tee Rhône-Alpes – Mars 2011.

[1] Cadre réglementaire de gestion des substances chimiques (REACH),Tsystème intégré et unique, d’enregistrement d’évaluation et d’autorisation des substances chimiques dans l’Union européenne REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals)

[2] Responsabilité sociétale (ou sociale) des entreprises

[3] Smart grid est une des dénominations d’un réseau de distribution d’électricité « intelligent » qui utilise des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la distribution et mieux mettre en relation l’offre et la demande entre les producteurs et les consommateurs d’électricité.

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Toxibionte : entretien avec Sylvie Tarantino.

Vendredi, avril 22nd, 2011

Créer et développer des activités : Témoignages.

Etudes et expertises en écotoxicologie.
Sylvie Tarantino Ecotoxicologue, créatrice et responsable de l’entreprise Toxibionte – Bureau d’étude, bioessai, expertise en écotoxicologie, santé et toxicité environnementale – Cheyssieu 38.

Tee RA : Comment se conçoit votre métier d’écotoxicologue ?

ST : Toxibionte est une entreprise spécialisée dans les études et les expertises en écotoxicologie.
L’écotoxicologie est définie comme « l’étude des modalités de contamination de l’environnement par les agents polluants naturels ou artificiels (produits par l’activité humaine), ainsi que de leurs mécanismes d’actions et leurs effets sur les êtres vivants qui peuplent la biosphère. »
Tous les écosystèmes (milieux aquatiques, terrestres…) sont étudiables, dans la limite des avancées scientifiques.
L’approche est pluridisciplinaire. Elle peut permettre de réunir tous les aspects des actions toxiques, en intégrant l’évaluation des effets à différents niveaux : niveaux moléculaire et cellulaire de l’organisme, niveau physiologique des individus, niveau des interactions comportementales dans une même population, et entre diverses espèces, dans leurs milieux de vie.

Mon métier consiste à réaliser des travaux pouvant répondre aux problématiques règlementaires du danger et du risque sur l’environnement, sur la qualité des milieux, sur les effets sur la faune et la flore.
Il consiste également à proposer des solutions innovantes pour apporter des informations sur les effets toxiques et à offrir des outils permettant d’évaluer une situation de contamination avant d’atteindre des effets irréversibles.

Tee RA : Pourquoi avoir créé une entreprise pour développer cette activité ?

ST : Bien que cette discipline ait une quarantaine d’année d’existence, elle n’est sur le devant de la scène, que depuis l’évolution des réglementations en faveur de la protection de l’environnement. Pour exemple, différents points du code de l’environnement prennent en compte les écosystèmes dans le développement des infrastructures de la société.  Aussi, des réglementations sont établies pour encadrer la réalisation de projets (études d’impacts préalables), les émissions de contaminants, leurs influences sur la santé environnementale, ainsi que leurs impacts sanitaires.

Il y a également, le nouveau système intégré et unique d’enregistrement d’évaluation et d’autorisation des substances chimiques dans l’Union européenneDirective REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals), la classification et l’étiquetage des substances chimiques, l’homologation des produits, etc.

Toutes ces obligations réglementaires entraînent une demande en études et expertises et donc un besoin de création de services répondant à ces attentes. Malgré cela, cette discipline est encore peu connue et de fait, peu de poste sont disponibles.

J’ai donc choisi de développer ma propre activité, et de créer mon emploi. Cela répondait à mon désir d’être indépendant et décideur.

Je souhaitais pouvoir faire des choix, selon mes motivations et en fonction de certaines valeurs que je défends ; participer également au développement des activités et de l’emploi au niveau local, par exemple ; faire en sorte bien sûr, que mon emploi soit durable, et inclure dans ce projet d’entreprise une ligne RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Il s’agissait aussi, de faire connaître cette discipline d’intérêt qui apporte des informations nouvelles sur les effets de contaminants sur l’environnement ; et ceci, vis-à-vis des études physico-chimiques qui ciblent plutôt la quantification, la qualification des substances, comme des études écologiques qui soulignent quant à elles, les conséquences post-impact.

 Tee RA : En quoi consiste votre activité ?  

ST : Je propose la réalisation de profils éco toxicologiques, mais également l’évaluation du risque écotoxique. Le risque environnemental, ou risque écologique, se distingue en risques globaux et risques locaux. Pour ces derniers, les écosystèmes peuvent subir des dommages liés à l’aménagement physique (barrage, etc.) ou des dommages liés à la diffusion de composés toxiques. C’est ce dernier aspect qui est précisément nommé « risque éco toxicologique ».

Les avancées en recherche fondamentale (principal domaine d’activités en écotoxicologie) permettent de pouvoir concevoir des applications pragmatiques et utiles, Mon objectif est de proposer et d’adapter des outils issus de la recherche, au service de l’évaluation préventive de la qualité environnementale en respectant une certaine éthique.

C’est pourquoi je construis cette activité pour qu’elle me permette également de concrétiser certaines idées scientifiques que je mûris depuis plusieurs années ; idées centrées sur les problématiques sanitaires et environnementales  et sur les moyens d’améliorer la qualité et la préservation des écosystèmes.

Tee RA : Comment se concrétise cet objectif ?

 ST : Ma première source d’investigation est la construction du service Apisveille [1] sur la mesure et l’évaluation environnementale.

Apisveille® est une marque qui, au sein de l’entreprise Toxibionte, regroupe des projets et des études scientifiques, sur l’évaluation de la pollution environnementale et son impact sur le bio indicateur abeille.

A l’origine, Apisveille® a été pensé pour développer un projet éco-innovant intitulé « Bio indication prédictive et toxicité environnementale dans le domaine de l’apiculture ». Celui-ci fait l’objet à ce jour, d’un soutien financier de la région Rhône Alpes par le biais d’INNOV’R® 2010.
Ce projet consiste à utiliser l’abeille comme bio indicateur à des fins d’alerte de certaines pollutions environnementales. Et, pourquoi l’abeille ? 
C’est un insecte domestiqué qui a fait l’objet de nombreuses observations au cours du XXème siècle. L’abeille par son activité de butinage, fait naturellement quotidiennement un nombre important de prélèvements, en explorant tous les secteurs ambiants. Sa grande mobilité lui confère un atout vis-à-vis des bio indicateurs passifs, tels que les végétaux.
Grâce à l’aisance de manipulation de l’insecte, par les pratiques apicoles et par la régénération en continue de la colonie, elle est un indicateur pertinent de son environnement qui permet d’éviter une stratégie artificielle d’échantillonnage.
Le projet, par le biais de contrôles des produits apicoles et physiologiques de l’abeille, permet, et permettra à terme, d’évaluer une exposition à diverses contaminations, comme de repérer certaines pollutions, qu’elles soient d’origine accidentelle ou volontaire; et ceci dans un objectif éthique en respectant la vie de l’animal. Il aidera ainsi à déterminer la qualité environnementale mais également sanitaire du rucher, avant des effets irréversibles, et ceci dans le but d’intervenir, en amont, sur le cheptel mais aussi sur l’environnement.
Le projet, c’est aussi construire un réseau d’apiculteurs pouvant participer à l’analyse de la dispersion et/ou de la pénétration plus globale de contaminants dans l’environnement.
L’écotoxicologie n’est pas essentiellement tournée vers le milieu terrestre et aérien. Je peux intervenir sur des problématiques liées au milieu aquatique et/ou maritime, au sol, etc. Les organismes biologiques d’études changent mais les méthodologies sont similaires.

Mon entreprise s’adapte pour permettre de répondre aux questions, pour trouver des solutions aux problèmes, -efficacité d’une technique de dépollution par exemple-.

Sylvie Tarantino
Titulaire du DEA de Toxicologie de l’environnement de l’Université Paul Verlaine de Metz

http://www.apisveille.fr

http://www.toxibionte.fr

Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE – Réseau Tee RA –  Mars 2011

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[1] Avec Apisveille®, Sylvie Tarantino a été lauréate du Trophée des éco innovations Rhône Alpes 2010 – 2ème coup de cœur du jury.

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Activités de la biodiversité : quelles perspectives ?

Vendredi, avril 22nd, 2011

Entretien avec André Lechiguero
Chargé de mission « Métiers »
Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN).

 

 

 

Tee RA : Quelle vision prospective avez-vous des activités et des emplois en lien avec la biodiversité ?

AL : Nous travaillons actuellement, en collaboration avec l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), sur une commande du commissariat général du développement durable, (CGDD), service du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, (MEEDTL).
Suite au Grenelle de l’environnement et au Plan national sur les métiers verts, les activités en lien avec la biodiversité sont appelées à se développer. Il devient donc intéressant de normaliser les pratiques, d’identifier les compétences pour mettre en place des certifications professionnelles et des formations adaptées. Il devient important de professionnaliser ce « secteur » d’activités.
Important également d’évaluer le nombre d’emplois, de les repérer pour être en mesure d’analyser et suivre leurs évolutions. Important enfin, pour le prescripteur qu’est le MEEDTL, de suivre l’impact de son plan national sur les métiers verts, de vérifier s’il fonctionne. C’est un objectif politique mais aussi stratégique à l’heure actuelle.

Notre travail consiste donc à aider le Ministère à identifier les compétences et les métiers, à évaluer le nombre d’emplois et à vérifier l’adéquation entre l’offre de formation actuelle et le marché du travail.
Nous n’avons pas encore de résultats définitifs, mais ce qui est intéressant, c’est notre cheminement, les étapes de notre travail et les méthodes d’observation que nous avons imaginées, en collaboration avec l’AFPA, pour obtenir des données.
D’ores et déjà, ce travail nous permet de faire certains constats et de nous questionner.

Alors, quelles sont ces étapes et ces méthodes que nous avons imaginées ?
Tout d’abord, s’agissant de la définition de la biodiversité nous avons retenu celle relative à la convention sur la biodiversité du 5 janvier 1992, convention signée par la France : « La biodiversité se définit comme la variabilité des organismes vivants, de toutes origines, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques ». Cela couvre la diversité au sein des espèces, entre les espèces, ainsi que la diversité des écosystèmes.

Par rapport à cette définition de la biodiversité, quels sont les activités et les métiers que nous allons sélectionner ?
Nous avons dessiné un périmètre, à partir de 4 postulats 

- Les services écologiques constituent une conséquence du bon fonctionnement des écosystèmes. C’est parce que les écosystèmes fonctionnent qu’ils rendent des services écologiques. 

- Si l’homme est au cœur de la biodiversité, l’homme en tant que tel est exclu du périmètre de notre étude

- Si la recherche fondamentale travaille sur la biodiversité, elle n’entre pas dans le champ de l’étude

- Enfin, tout ce qui relève de la gestion de l’eau (mais pas de l’assainissement), de la gestion des déchets et de l’énergie, même si cela a un impact sur la biodiversité, n’est pas pris en compte.

Ceci nous conduit à considérer en priorité les métiers dont la finalité principale est de contribuer au bon fonctionnement des écosystèmes pour qu’ils assurent les services écologiques attendus ; c’est-à-dire les métiers en lien avec les activités de gestion des écosystèmes, de protection, de valorisation, et de restauration des milieux naturels.
Ce sont des métiers que l’on retrouve principalement dans les espaces naturels, structures qui ont pour finalité la biodiversité, mais pas uniquement. On rencontre aussi ces métiers dans d’autres secteurs économiques et nous devons les repérer dans toutes leurs « déclinaisons ».

Premier objectif : les repérer 
Pour cela nous avons pris en compte tous les référentiels métiers en relation avec la biodiversité dont nous disposions. Soit au départ environ 800 fiches métiers issues des listes du ROME [1], du CNFPT [2], de l’ATEN… que nous avons sélectionnées et classées en fonction de 6 critères, organisés sur deux axes.
Le premier, en fonction de la finalité du métier ; le seconde en fonction de la finalité de la mission de la structure dans laquelle le métier s’exerce.
Le croisement des deux axes nous a permis de visualiser des degrés de spécialisation « biodiversité ».

Une fois cette première ébauche de périmètre établie, nous avons, pour chaque métier retenu, élaboré une nouvelle fiche métier en comparant, métier par métier, les différentes fiches pour en synthétiser les données.
Nous avons ainsi conçu une quarantaine de « nouvelles » fiches « métier » issues de l’agrégation des différents référentiels. Nous les avons classés en six familles : administration et soutien, aménagement et développement durable, information/éducation, préservation du patrimoine, production. (Cf. site ATEN)

Deuxième objectif, à partir de là, comment évaluer le nombre d’emploi correspondant à chacun de ces métiers ?
Dans le cadre des travaux du Grenelle de l’environnement, certaines études estiment à 20 000 les emplois de la biodiversité et prévoit 20 000 emplois supplémentaires à horizon 2020, sans pour autant que l’on puisse caractériser ces emplois de façon précise.

Alors, à quoi correspondent ces chiffres ?
Pour évaluer les nombres d’emplois pour chacun des métiers, nous avons tout d’abord rapproché « nos » fiches métiers des codes activité NAF correspondants.
Puis, code par code, secteur public et privé confondus, nous avons considéré les statistiques de l’INSEE qui, sur la base des déclarations des entreprises proposent des chiffres. Ceci nous a amené à une première estimation d’environ 60 000 emplois.

Mais cette première estimation n’est pas assez précise.
En effet, quand on croise notre fiche métier de « chargé de mission développement durable » avec la catégorie professionnelle correspondante « d’ingénieur des collectivités locales », on obtient un chiffre, mais on s’interroge.
Tous les ingénieurs des collectivités ne sont pas des chargés de mission développement durable ; Si la plus part des chargés de mission développement durable sont des ingénieurs des collectivités locales, l’inverse n’est pas vrai.
Alors combien ? Et comment évaluer combien d’entre eux ont la biodiversité au cœur de leur préoccupation ?

Autre exemple, pour le métier d’animateur, l’INSEE recense plusieurs milliers d’emplois.
Combien interviennent dans les champs de la biodiversité ? Comment retrouver les nôtres ?

Par ailleurs, nous constatons que certains métiers et familles de métier représentent des volumes d’emplois très importants.

Notre famille information/éducation, par exemple, représente, 30 000 emplois, soit 50% des 60 000 emplois.
La majorité de ces 30 000 emplois est représentée par le métier d’enseignant en Sciences et Vie de la Terre (SVT).
Un métier que nous avons gardé, pour l’instant, dans notre périmètre, partant du constat que beaucoup de ces enseignants travaillent avec la biodiversité comme support.
Est-ce que tous ont, pour autant, une action directe sur la biodiversité ?
Beaucoup de professionnels de la biodiversité diront : « Si je n’avais pas eu un super prof de SVT, jamais je n’aurai été conservateur de réserve naturelle !»
Alors certainement, les professeurs de SVT jouent un rôle de sensibilisation important. Ils sont la porte d’entrée. Ils éveillent une curiosité, un intérêt, une sensibilité pour la biodiversité. Faut-il pour autant les considérer comme des métiers de la biodiversité ?

Autre exemple, dans notre famille production, les métiers de l’exploitation forestière éco-responsable et de la production agricole éco-responsable représentent 9000 emplois. Nous avons gardé ces deux métiers dans notre périmètre parce que leur action a bien « aussi » pour finalité le maintien des écosystèmes en capacité de fonctionnement.

Alors, les enseignants de SVT, sont déjà comptabilisés dans les emplois de l’enseignement. Leur spécificité est avant tout l’enseignement ! Transmettre des savoirs aux élèves! Idem pour les ouvriers de la production agricole dont la spécificité est de produire dans un objectif de réduction de l’impact environnemental de leurs activités.

Par rapport à l’objectif de notre travail, faut-il garder ces trois métiers dans « notre » répertoire « métiers de la biodiversité » ?

Nous ne savons pas encore précisément quels sont parmi les métiers repérés ceux qui seront retenus dans le répertoire définitif des métiers de la biodiversité (informations à suivre sur le site de l’ATEN dans les prochaines semaines).

Ces interrogations nous amènent à vérifier nos premiers résultats par le biais d’autres sources d’information.
Nous conduisons, par exemple, une enquête en ligne auprès des gestionnaires d’espaces naturels de la région PACA. Le questionnaire, construit à partir des métiers retenus, demande aux employeurs de quantifier, pour chacun d’entre eux, le nombre d’emplois équivalent Leurs réponses doit nous permettre de vérifier si « nos » résultats obtenus sont proches ou éloignés des leurs.

Tee RA : ce travail vous a-t-il permis de repérer de nouveaux métiers ?

AL : Dans notre enquête, en répondant à la question « Y a-t-il des métiers qui s’exercent chez vous, et qui ne sont pas listés », les employeurs nous apporteront des informations sur de nouveaux métiers

Mais nous prenons également d’autres sources, en compte.
Le site de l’enseignement agricole Educagri.fr, par exemple, et le site internet du Réseau Tee Rhône Alpes. A travers son service de bourse d’emplois et de stages, le Réseau Tee nous apporte de précieuses informations sur les nouvelles mission et compétences, les nouvelles activités ; il nous renseigne sur les emplois de la biodiversité.

Enfin, nous sollicitons des regards d’experts, (au niveaux universitaire, de la fondation nationale sur la biodiversité, de certain parcs), sur les questions d’évolution des activités, des compétences et des emplois

En conclusion, ce travail est riche d’enseignement.
Ce qui est intéressant dans notre travail, c’est que deux organismes tels que l’AFPA et l’ATEN, qui à priori sont très éloignés, parviennent à élaborer une méthodologie s’appuyant sur leurs deux expériences qui s’avèrent complémentaires. La méthode que nous avons construite, s’appuie sur nos expériences respectives. Nous l’élaborons ensemble, au fur et à mesure de nos constats. Nous partageons nos questionnements. C’est cette collaboration qui rend l’exercice très enrichissant. 

Certes cette méthode a forcement des limites, mais en France, on ne sait pas évaluer finement l’emploi, sur des champs d’activités aussi nouveaux que la biodiversité.
Beaucoup de métiers sont mal représentés à travers les codes NAF, ou non représentées dans les catégories socioprofessionnelles (CSP)…
Alors peut-être notre méthode va-t-elle participer à renouveler les pratiques d’observation. Elle est certainement transférable à d’autre cas et dans d’autres contextes.

André LECHIGUERO
Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE – Réseau Tee RA – Mars 2011

[1] Répertoire opérationnel des métiers et des emplois – Pôle Emploi.

[2] Centre national de la fonction publique territoriale

[3] Nomenclature des activités françaises

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Naturama, Association d’éducation à l’environnement.

Vendredi, avril 22nd, 2011

Ils ont créé et développé leur activité : témoignages…

Association d’éducation à l’environnement.
Christophe Darpheuil – Directeur de l’association Naturama – Saint Genis Laval (69).

Tee RA : Pourquoi et comment une association telle que Naturama développe-t-elle des activités en relation avec la biodiversité ?

CD : Créée en 2000, NATURAMA est une association d’éducation à l’environnement. Elle a pour but d’améliorer la relation entre l’homme et son environnement et ce, dans un souci de protection de la nature. Nos activités s’organisent autour des objectifs suivants :
- Développer la connaissance et la protection de la nature par des actions éducatives (interventions en milieu scolaire, week-ends découverte de la nature, formations, stages).
- Produire des documents pédagogiques : films, expositions, sentiers de découvertes et d’interprétations, livrets pédagogiques.
- Réaliser des études écologiques (faune, flore) pour des commanditaires publics ou privés.
- Etre un partenaire des collectivités territoriales et des intercommunalités en matière de protection de la nature et d’éducation au développement durable.

Etre un partenaire des collectivités territoriales et des intercommunalités en matière de protection de la nature et d’éducation au développement durable, nous a conduits, par exemple, à proposer un service de mise à disposition d’un troupeau de moutons, en partant du postulat que les moutons peuvent aider les collectivités locales à entretenir, de façon écologique, des parcelles de terrain en friche.


Mettre à leur disposition un petit troupeau et gérer ses actions de pâturage (aspect logistique), voilà un service « écologique » que nous proposons. La demande est forte.

Les entreprises, aussi, sont intéressées. Ensuite, à nous d’être vigilants, à nous de nous interroger.
Pourquoi développer ce type de service dans le cadre de notre association?. Et quelle peut-être notre plus value ?

Avant tout, par rapport à la démarche de notre association : le choix que nous avons fait de développer nos activités sous une forme associative, c’est bien parce que nous sommes militants sur certains aspects. Nos valeurs sont écologiques (c’est vrai), mais ce sont surtout des valeurs d’éducation et de connaissances scientifiques. Il s’agit bien de répondre à un souci d’éducation, d’échange, de prise de conscience des systèmes écologiques. 

En fait, à travers nos actions qu’est-ce que nous proposons ?

Une vulgarisation de données scientifiques et de la médiation. Une forme de réflexion sur des notions d’environnement, d’écologie et de développement durable. Nous essayons de traduire nos principes écologiques (réalistes) à travers nos actions et services.

Dans le cadre de nos activités d’études écologiques, quand nous avons commencé à travailler avec de grands groupes tels qu’Arkema, Larfarge ou SITA pour réaliser des inventaires écologiques sur leurs sites industriels, nous l’avons fait, aussi, avec certains responsables de sites. Ceci afin de tenter de faire changer leur perception et leur comportement en faveur de l’environnement.

On a trouvé là, un terrain d’entente, avec Arkema, par exemple, dont les activités impactent l’environnement. En effet, si l’on continue à aller dans la confrontation systématique, le fait de dénoncer et de dire « ils sont pollueurs », sans rien faire d’autre pour avancer, ne mènera à rien. On ne va pas s’arrêter demain d’utiliser le plastic ! Donc autant trouver en interne des solutions pour améliorer les choses.

Comment cela se traduit-il ?

Nous travaillons depuis 2006 avec Arkema sur l’inventaire de la biodiversité de leurs friches industrielles.
Nous avons la capacité aujourd’hui, à établir un diagnostic de la biodiversité sur 17 hectares. Inventaire dont-on peut déduire plus ou moins bonne qualité environnementale du site.
A travers les différentes étapes de notre étude, nous veillons à amener sur le terrain des directeurs et des employés, et en fin d’étude, nous leur restituons nos résultats, lors d’une visite accompagnée du site.
Alors, on n’a pas tout changé bien sur ; mais on a, au moins, à la fois apporté, une considération et une prise en compte de l’environnement par les directeurs, et établi un contact, un lien, pour dialoguer avec les employés. C’est le côté éducatif et pédagogique de notre démarche. La perception de leur environnement proche et quotidien est différente aujourd’hui. C’est déjà important.

Vers une contractualisation de nos services.
Nous pensons qu’en contractualisant nos services, en les inscrivant dans la durée (au moins 3 ans), cela nous permet d’engager une relation durable, un dialogue avec l’entreprise, la commune ou la collectivité pour laquelle nous intervenons. C’est une occasion de tisser du lien
Avec Lafarge, nous intervenons tous les deux ans depuis 2007, sur des carrières d’extraction, pour effectuer un diagnostic de l’état des populations de « pies grièches » et de « tariers pâtres », deux espèces en voie de disparition.
Lafarge a des obligations. Son permis d’exploitation est lié à une surveillance de l’état des ces populations aviaires. Ce sont des protocoles antérieurs au Grenelle. En conséquence, nous réalisons le suivi de ces populations pour le compte de Lafarge.
Nous avons insisté pour amener des salariés avec nous et pour avoir une restitution à l’ensemble des équipes.
C’est une occasion d’éveiller leurs intérêts pour la biodiversité qui les entoure, pour les associer, les inviter peut-être à trouver certaines alternatives à leurs pratiques quotidiennes.
En tant qu’association nous pouvons nous permettre d’insister dans ce sens.

Tee RA : Comment percevez-vous l’évolution des besoins ? Et comment adaptez-vous vos activités ?

CD : Nous sommes reconnus pour nos capacités de créativité. A titre d’exemple, le Grand Lyon, qui subventionne notre association à hauteur d’un tiers de notre budget, nous demande d’être force de proposition.

Alors bien sûr, en tant que responsable, j’ai des contraintes, des responsabilités. Chaque mois, j’ai huit salaires à garantir. Mais je peux tenter certaines activités, à priori plus risquées ; Je peux innover, être force de proposition, quoi !.

Nous devons être en capacité de nous adapter, d’inventer en permanence de nouvelles formes de communication et d’animation.
Par exemple, dans le cadre de nos activités de production de documents pédagogiques, films, expositions, sentiers de découvertes et d’interprétations, conçus pour informer le promeneur via des support tels que bornes de lecture, livrets pédagogiques ; nous allons traduire les parcours balisés de découverte de milieux naturels, à travers des applications pour Smart phone, des circuits/balades vidéo-guidées.

Nous allons fabriquer de l’information, sur le patrimoine naturel, l’histoire entre le milieu et les hommes, sous forme de témoignages utilisant vidéo et son.
Vous souhaitez vous promener, par exemple à Irigny, découvrir les milieux naturels…En cliquant sur notre application, vous aurez toutes les informations en temps réel, avec un positionnement satellite… Si vous vous égarez, vous pourrez vous repérer.
Le support papier, coûte cher : graphisme, édition. De plus, la réactualisation des données n’est pas simple. Au niveau de la distribution, ça coince aussi. Alors, comment le rendre disponible? Avec ces nouveaux supports, tout est facilité.

Nous vendrons le service aux communes intéressées.
Mais nous pourrons envisager, la vente de ce service aux entreprises.
Avec Arkema, nous pourrons re-travailler à partir des études de la biodiversité que nous avons réalisées, pour concevoir des applications : par exemple une visite de leur site, sous un angle naturaliste, à l’attention de délégation des visiteurs accueillis.

Enfin, sur notre volet éducation qui représente les trois quarts de nos activités, la demande est toujours forte et constante.
Nous avons une offre d’animation très généraliste mais nous nous sommes spécialisés dans certains domaines comme l’agriculture, par exemple.
Le grand public s’interroge… II est de plus en plus sensible aux questions relatives à l’alimentation : comment ça pousse, d’où ça vient ? Nous répondons à leurs questions, via leurs enfants.
Nous faisons par exemple, des animations dans les lycées, dans le cadre du passage à l’agriculture bio dans les restaurants scolaires, en collaboration avec L’ARDAB [1].

Dans tous les cas, pour nos interventions, nous nous déplaçons. En effet, sur notre siège social de St Genis, nous accueillons le public de façon très occasionnelle, à l’occasion par exemple, des journées du patrimoine.
Mais, il existe une vraie demande pour un accueil de proximité…Concevoir, créer ce lieu d’accueil : pour nous, c’est un autre un projet à l’étude.

En termes de perspective, pour moi l’avenir c’est le métier « d’artisan-écologiste ». Ce serait une personne en capacité, par exemple, de proposer à la fois un service d’étude, sans tomber dans « l’usine à gaz » (les entreprises ont en effet besoin de résultats, concrets, efficaces) et un service d’entretien de l’espace, d’entretien paysager écologique…. Une formule « tout en un ».

Tee RA : Sur l’ensemble de vos activités, quels sont les profils et les compétences que vous rechercher ?

CD : En termes d’emploi, nous essayons de pérenniser un poste de chargé d’étude, mais c’est difficile, parce que c’est une activité ponctuelle.

Concernant l’animation, les budgets consacrés par les communes à nos prestations d’animation n’augmentent pas depuis quelques années, mais la demande est de plus en plus forte
Nous recrutons de temps en temps des animateurs environnement. Les BTS Gestion et protection de la nature (GPN), option nature, étaient parfaitement préparés pour conduire nos animations. Mais il est question de les supprimer d’après ce que j’ai entendu dire ?
En fait, J’ai de plus en plus de difficulté à trouver de bons profils.
Ce que je constate de manière générale au fil des entretiens et qui m’inquiète, c’est la diminution de l’investissement des jeunes dans une activité associative. Ils ont une approche très scolaire des choses.
La dimension citoyenne, la culture du bénévolat disparaît. Autrefois cela correspondait à un engagement, à une philosophie. Oui, je suis inquiet pour les jeunes… En dehors du cadre scolaire ils ont peu d’occasion d’ouverture. Leur curiosité, leur envie de découvrir, de rencontrer, de dialoguer, d’échanger n’est pas aiguisée.
Comment se forment-ils intérieurement ?
Ils ne sont pas préparés à apprendre autrement que par le biais des études ou d’Internet. Ils ne sont pas préparés à s’investir !

En ce qui me concerne, je me suis nourri de la culture associative. Comme beaucoup, Je suis resté longtemps indécis face à des choix possibles en matière d’études. J’ai fini par faire une Maitrise « administration économique et sociale » (AES), un peu par défaut.
Ma force, c’était tout ce que j’apprenais dans ma vie associative.
Lorsqu’enfin, j’ai suivi une formation d’éco-interprète, proposée par l’URCPIE [2] dans laquelle on tient compte de ton envie et de ta motivation, alors j’ai trouvé ma voie. Et pour le coup, ma maîtrise AES pouvait me servir à quelque chose : En effet, aujourd’hui, je fais du développement, de la gestion et de l’administratif tous les jours…

Dans mon métier, ce qui est intéressant, c’est la liberté de créer et le droit à l’erreur; souplesse que m’offre la forme associative.
Chez Naturama, beaucoup d’idées sont apportées par les bénévoles. Il y a une dynamique créative dense, une effervescence permanente, favorable à l’invention de nouveaux services.

En conclusion ce qui me semble important c’est bien d’être en capacité d’inventer, d’imaginer des services, au service de la biodiversité.

Christophe Darpheuil
www.naturama.fr

Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE, Réseau Tee RA – Mars 2011

[1] Association des producteurs biologiques du Rhône et de la Loire, créée en 1986 par des producteurs.

[2] Union Régionale des Centres Permanents d’Initiatives Pour l’Environnement (CPIE) de Rhône-Alpes

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Rhône en vert : portrait de Sandrine Jacoulot…

Jeudi, avril 21st, 2011

Créer et développer des activités : Témoignage
Entretien avec Sandrine Jacoulot – Créatrice de « Rhône en vert » Givors (69).

Rhône en vert met en avant les produits écologiques et biologiques de la région Rhône-Alpes ainsi que les acteurs du développement durable. Il permet de rapprocher les professionnels des particuliers et les particuliers d’autres particuliers afin qu’ensemble, le développement durable trouve sa place naturellement dans notre quotidien. Sandrine Jacoulot, créatrice du site, nous raconte comment est né ce projet…

Comment est né Rhône en vert ?

J’ai une grande sensibilité pour le développement durable qui m’a été apportée par mes parents et que j’ai laissée grandir jusqu’à ce projet de création de site internet.
Dans le cadre de mes études, à l’université,  puis à l’EDHEC, j’ai développé une compétence de « conseil aux entreprises ». Mon mémoire de fin d’études portait sur: «Les impacts organisationnels et humains du changement en entreprise ».
J’ai ensuite exercé pendant presque neuf ans dans une entreprise de conseil en systèmes d’information.
Ma mission consistait à accompagner les entreprises qui souhaitaient modifier leurs systèmes d’information ; à les aider à intégrer de nouveaux outils de gestion de l’information : par exemple, progiciels de gestion intégrée, permettant d’avoir à la fois des modules achats, ventes, comptabilité et ressources humaines ; accompagner également leur projet de changement en terme d’organisation, de communication et de formation.
Intervenir dans ce contexte nécessite l’adhésion des utilisateurs. Cela fait appel à une dimension technique et une dimension humaine.
Cette expérience m’a beaucoup apporté. Elle m’a permis d’appréhender des entreprises très différentes, du point de vue du secteur d’activité, de la taille…. Je devais m’adapter à la culture de chacune. Une occasion d’ouverture sur la diversité culturelle des entreprises. Une occasion, aussi, de développer une vision transversale des différentes problématiques.

Quand j’ai eu mes enfants, ma responsabilité de parent a ré-activité ma sensibilité pour le développement durable.
De plus je ne souhaitais plus travailler de la même façon. Être en déplacement, cela n’était plus conciliable avec une vie de famille.
 
Comment transformer l’énergie que j’avais consacrée à mon métier de conseil aux entreprises, au service du développement durable? Comment utiliser mes compétences en informatique, en gestion de systèmes d’information au service du développement durable ?
J’avais déjà pensé créer un site internet dédié, et je souhaitais profondément me reconvertir professionnellement dans ce domaine. J’ai pris le temps de réfléchir à ce projet et de le construire.

Mais tenter l’expérience supposait d’avoir conscience du fait que je ne dégagerai pas tout de suite un salaire. Cette décision s’est donc prise à deux. Mon mari m’a encouragée à tenter l’aventure.

Tee RA : Créer un site internet dédié au développement durable en Rhône alpes : pourquoi faire ?

SJ : Je suis partie du constat suivant : sur internet il y a beaucoup d’informations. Des annuaires d’acteurs cela existe déjà, des sites de co-voiturage, des sites de troc et des agendas aussi. Et, ce n’est pas facile de se repérer.

 J’ai donc choisis de construire un site transverse en me posant la question suivante : en qualité d’utilisateur, qu’est-ce que j’aimerais trouver comme informations, sur un même site ?

Des infos, des adresses autour de la vie quotidienne, des données concernant l’alimentation saine, l’éco tourisme, l’éco construction, l’éco responsabilité, l’éco mobilité, mais aussi la vie de famille, et la vie professionnelle.

Une vision d’ensemble en seul clic. Une offre, en cohérence avec les objectifs du développement durable.

Le projet a consisté à recenser des informations utiles dans ces différents domaines et à construire une sorte de portail ; mon objectif étant à la fois de permettre aux initiés de trouver les informations qu’ils recherchent, et de donner à tous la possibilité de se documenter, de découvrir et de s’intéresser.

En plus d’être transverse, la deuxième particularité du site est de se concentrer sur une région en particulier : la région Rhône-Alpes. Une manière de mettre en évidence l’importance du « local » dans le « durable ».

Le but n’est pas d’être exhaustif mais de faire vivre l’information, de présenter toute une diversité de services et d’entreprises. C’est également rendre visible de petites structures qui n’ont pas les moyens d’être identifiées par les associations, les artisans, comme des SARL beaucoup plus grandes.

C’est aussi rendre visible la diversité « d’entreprendre autrement » ; donner envie…Créer du lien entre les entreprises et les particuliers, entre les entreprises, et entre les  particuliers. Autrement dit : créer un effet de réseau.

Ces « liens » s’organisent, se structurent autour de 4 outils : un annuaire d’acteurs, un agenda, un espace troc et un portail des sites de covoiturage de la région.

L’espace troc permet aux particuliers de déposer des annonces d’échanges de biens et services, mais également d’évènements durables » comme des réunions de troc de vêtements par exemple. Cet espace permet également de faire des dons.

Tee RA : Comment sélectionnez-vous les entreprises qui y sont référencées ? Pour créer l’annuaire et le développer quels critères ont été retenus ?

S.J : Mes critères : des structures locales dont l’activité s’inscrit dans l’une des rubriques du site. Eviter ainsi le green wasching.

Pour l’agriculture, on a le label « agriculture biologique ». Une certification vérifiable mais exclusive ; car en dehors de l’obtention de ce label, certaines productions répondant aux objectifs et engagements d’une agriculture durable, plus difficiles à repérer, mériteraient d’être référencées de par la qualité de la démarche.

Dans d’autres domaines, les labels ne sont pas obligatoires et n’ont pas tous le même niveau d’exigence. Il faut travailler par recoupements et savoir faire des choix, étudier chaque cas.

L’inscription des structures sur l’annuaire fonctionne sur la base d’une libre participation. Dans un premier temps, elle a été proposée contre abonnement. Très vite, j’ai trouvé cela trop rigide. La contribution est aujourd’hui facultative.

Ce qui ’est plus cohérent avec ma démarche.

Mon objectif est également de garantir une information à jour. Trop de données ne sont pas réactualisées sur internet.

J’effectue donc un travail de suivi de l’actualité des structures inscrites dans l’annuaire pour apporter les modifications nécessaires.

Pour la rubrique agenda, il s’agit de répondre à la question suivante : « Que se passe-t-il dans le domaine du développement durable sur ma région » ?

Mon objectif est de proposer un calendrier des manifestations (formations, salons, conférences, sorties nature…). Assurer le côté événementiel, en cherchant à faire connaître et reconnaître Rhône en vert par les annonceurs, de façon à ce que l’information provienne directement de la source. En effet, il est important de diffuser l’information la plus fiable possible.

Tee RA : Quel développement envisagez-vous à court terme ?

Le prochain objectif est de créer une rubrique « formation » à part entière, dans l’annuaire. Il s’agira de repérer une offre de formation initiale et continue en cohérence avec les activités représentées.

J’avance, dans un objectif de long terme, en prenant le temps de construire le site le plus sainement et solidement possible, en privilégiant la qualité plutôt que la quantité.

J’étudie les possibilités de partenariats et je conduis aussi une réflexion sur une offre de services aux entreprises dans l’objectif de pérenniser et rentabiliser le site.

Sandrine Jacoulot
http://www.rhoneenvert.fr/Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE,  Réseau Tee RA, Mars 2011

 

 

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Activités de la forêt et du bois : quelles perspectives ?

Jeudi, avril 21st, 2011

 

Entretien avec Michel Faber, Directeur de la Fédération Forêts-Bois Rhône Alpes (FIBRA).

 

 

 

 

Tee RA : En quoi la volonté de réduire notre empreinte environnementale peut-elle favoriser le développement d’activités autour du bois en Rhône Alpes ?

MF : FIBRA représente toutes les activités, depuis l’exploitation de la  forêt, jusqu’à l’utilisation du bois et sa disparition ultime (retour sous forme de CO2 dans l’atmosphère, après avoir été utilisé en tant que combustible ou reconverti, après une opération de déconstruction par exemple).
Notre intervention se fait sur l’ensemble de cette filière dans l’objectif de mettre en cohérence tous ses acteurs afin de développer les activités autour du bois, dans une démarche de développement durable.
Pour nous, la prise en compte de l’environnement commence en forêt. Le milieu naturel de la forêt produit une variété d’espèces, d’essences différentes, des feuillus, des résineux… L’enjeu consiste à faire en  sorte que ce couvert forestier assure ses multiples fonctions :
- Fonction de purification de l’air, de production d’oxygène et d’absorption de CO2. : absorber le CO2, c’est le rôle de la photosynthèse ; un arbre en pleine maturité stocke du carbone.
- Fonction de protection : en montagne, la forêt protège les hommes et les ouvrages des avalanches et des chutes de pierres. 
- Fonction de filtration de l’eau de pluie et d’abri de la vie : il y a en forêt une richesse de biodiversité considérable.
- Fonction d’accueil des publics, d’espace de récréation.
Et enfin, fonction de production.

 

Rhône-Alpes est la deuxième région française en couverture forestière,  soit 35%  de notre territoire. 
Traditionnellement, on utilise beaucoup de bois-combustible et de bois-construction. Rhône-Alpes n’a pas d’unité de production de panneaux à base de bois. Plaquettes de scierie, sciures, copeaux de rabotage, tous ces connexes sont passés assez naturellement vers l’application en combustible.
Ce qui fait que notre région est aujourd’hui, par exemple, la première région utilisatrice de combustible bois. Nous avons, sans doute, le premier parc de réseau de chaleur et chaufferie bois dans les collectivités.

Nous sommes aussi la première région de France dans l’utilisation du bois pour la construction. 17% des entreprises françaises de charpente et de construction-bois sont en Rhône Alpes.

Tout cela fait de notre filière un acteur économique important, qui compte aujourd’hui 41 000 salariés.

Depuis les lois Grenelle 1 et 2, nous sommes dans un contexte favorable au développement de l’activité de la filière forêt-bois.

L’utilisation du bois est tout d’abord encouragée, parce que le bois représente une opportunité formidable en tant qu’énergie renouvelable.

Le bois est le combustible qui devrait permettre d’arriver à l’objectif de 23% d’énergies renouvelables à horizon 2020. Le bois en bûche est le premier poste d’utilisation d’énergie renouvelable en France, bien avant le solaire, et cela ne se sait pas ! 

Par ailleurs, le bois peut être aussi considéré comme une excellente matière pour la production de carburants de seconde génération, type bio-kérosène. C’est un nouvel appel à la forêt pour trouver la matière. A ce titre, FIBRA  participe aux travaux du pôle de compétitivité TENERRDIS [1] qui travaille sur les nouvelles techniques appliquées aux énergies renouvelables (ENR) : le solaire, l’efficacité énergétique dans le bâtiment, la gestion des réseaux (smart grids) [2], la biomasse, l’hydrogène/pile à combustible et l’hydraulique. 

Mais les lois Grenelle ont aussi amené les pouvoirs publics à réfléchir sur une utilisation renforcée du bois pour la construction.

Cela commence par lever un certains nombre de freins normatifs et réglementaires pour pouvoir utiliser davantage le bois dans la construction.

Nous y travaillons au niveau du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable, des Transports et du Logement,  (MEEDTL) dans le cadre de la Direction de l’habitat de l’urbanisme et du paysage.

TEE RA : Alors pourquoi l’utilisation du bois dans la construction est-elle appelée à se développer ?

MF : Pour des raisons liées aux caractéristiques du matériau bois. Tout d’abord parce qu’il est renouvelable et qu’il stocke du carbone.

Le bois a un bilan carbone très intéressant. On sait que son énergie de process (quantité d’énergie dépensée, pour le transformer) est inférieure à celle utilisée pour produire d’autres matériaux. Le béton, le verre, l’acier ont des bilans carbone plus élevés ; même si l’on ne dispose pas encore d’une comptabilité qui permette de comparer précisément de façon objective.

Ensuite, c’est un matériau léger. Il va permettre de construire par exemple, des surélévations. Rajouter un ou deux étages en bois ne va pas remettre en cause les fondations d’un immeuble.

Parce qu’il a une capacité d’isolation, le bois permet ainsi de produire des systèmes constructifs qui intègrent l’isolant dans leurs propres parois. Cela permet d’obtenir des parois moins épaisses, pour une performance thermique équivalente à d’autres systèmes. Ce qui représente un avantage quant à la surface dédiée à l’habitat, notamment en logement collectif.

Tee RA : Avec une utilisation renforcée du bois, comment les activités autour du bois-construction et du bois-combustible sont-elles appelées à se développer ?

MF : Nous avons d’un côté, ce contexte favorable à l’utilisation du bois, et de l’autre nous avons du mal en Rhône-Alpes, comme partout en France, à développer la production.
Nous peinons également pour faire en sorte que nos scieurs produisent le bois-combustible et le bois-construction dont la région a besoin. La scierie Rhône alpine produit 1,2 millions de mètres cubes de sciage par an. Cela fait 35 ans que ça dure et, on n’arrive pas à faire plus. Et ce pour plusieurs raisons. Il y a certainement une forme d’obsolescence de certaines entreprises, les plus petites d’entre elles. Mais celles qui retiennent notre attention sont celles de taille moyenne ou plus importantes qui ont du mal à réunir leur approvisionnement, car nous sommes depuis plusieurs années dans un contexte difficile.

En ce qui concerne le bois de construction, à l’aval, les entreprises de deuxième transformation ne trouvent pas toujours la bonne réponse dans la scierie voisine.

Les entreprises doivent chercher sur le marché international et européen en particulier, des solutions de bois sec et qualifié qui correspondent à ce dont elles ont besoin. L’offre européenne est bien plus compétitive, mieux adaptée à leur besoin que l’offre française actuelle.

TEE RA : Mais le bois manque d’une façon générale en Europe. On ne sort pas assez de bois de nos forêts.  Pourquoi ?

MF : Pour ce qui est de la France, certainement parce que notre forêt n’est pas adaptée. Elle a vieilli. Elle n’a pas été renouvelée quand il le fallait. Les plans de replantation de l’ONF n’ont plus été assurés, depuis que l’on a vu disparaître le fonds forestier national. Une taxe qui a permis, par exemple, d’introduire en France une essence telle que le pin Douglas. 

Le Douglas monte en puissance aujourd’hui parce que l’on a fait des plantations à cette époque et qu’elles arrivent à maturité aujourd’hui.

Il faut aider la filière amont, au niveau de l’exploitation de la forêt et de la première transformation en scierie, à mieux qualifier les produits, à les rendre plus aptes à être utilisés dans la construction, par les entreprises de l’aval.

Organiser la production de façon à ce qu’elle puisse mieux répondre aux attentes des marchés, cela veut dire aussi répondre aux exigences en matière de certification PEFC -gestion forestière durable [3].

Même si on progresse dans la certification, la forêt domaniale l’est, c’est la forêt privée qu’il s’agit de certifier aujourd’hui.
Pour cela, il faut convaincre les propriétaires, les faire entrer dans l’acte de production afin qu’ils s’engagent et se mobilisent dans une gestion durable.
Cela s’est déjà traduit par un plan de mobilisation forestière signé par Michel Barnier, alors Ministre de l’agriculture.
Le contexte favorable au développement des activités liées à la construction-bois comme le manque de réponses aux besoins des entreprises sur le marché local entrainent une mobilisation en amont, pour adapter la ressource locale à ces besoins et développer l’exploitation de nos forêts dans un objectif de développement durable.

TEE RA : Alors, comment améliorer la ressource, mobiliser et qualifier les produits. Comment les rendre plus aptes à être utilisés dans la construction ?

MF : Le morcellement de la propriété privé ne facilite pas la tâche. Beaucoup de personnes sont propriétaires d’une parcelle forestière sans le savoir et ne s’en préoccupe pas. Il faudrait que la forêt soit déclarée d’intérêt public.

Nous pensons que des aménagements fiscaux pourraient encourager l’engagement dans un plan de gestion. Par ce biais, les pouvoirs publics pourraient inviter les propriétaires à se regrouper ou à confier la gestion de leurs parcelles à des personnes dont c’est le métier : des experts, des techniciens forestiers du CRPF [4] ou de coopératives forestières.
Experts qui ont, à une échelle territoriale, les capacités à construire une stratégie d’intervention et à informer et accompagner les propriétaires dans une démarche de gestion forestière durable.
Mais c’est un sujet délicat. On touche à la propriété privée, au patrimoine. Alors le déséquilibre entre une ressource qui manque et un besoin croissant fait monter les prix. Et la tentation pour le propriétaire, c’est d’attendre : « Je vais attendre que cela monte encore un peu ».

Quand on regarde comment le prix du bois a évolué, on constate que c’est une matière première sage par rapport à l’envolée des prix d’autres matières. Mais à force d’être trop raisonnable, on ne rémunère pas assez les différents maillons. C’est aussi un frein au développement. On ne réinvestit pas. Une augmentation des prix peut aussi, encourager le développement des activités.

Tee RA : organiser la production de façon à ce qu’elle puisse mieux répondre aux attentes des marchés : de quoi avez-vous besoin pour y parvenir ? Quelles sont les compétences nécessaires ?

MF : Nous avons les experts, des techniciens préparés à la gestion de la forêt, habitués à l’animation, à la concertation et la mise en œuvre de plans de gestion. Certes, leur tâche est colossale, mais la compétence est là.

Ce dont nous manquons, c’est d’entreprises de travaux forestiers.

Nous avons besoin d’entreprises de bûcheronnage, de débardage, de cablistes, pour la mise en place de dispositifs pour sortir les grumes, dès l’instant où les pentes vont au-delà de 35 à 40%.

Quand une entreprise de travaux forestiers intervient en forêt certifiée PEFC, elle doit être aujourd’hui elle-même certifiée et répondre au cahier des charges PEFC  et adopter un code de bonnes pratiques en forêt ; par exemple, réparer les dégâts occasionnés sur les chemins qu’elle emprunte, ne pas utiliser n’importe quelle huile pour son matériel, ne pas laisser les bidons d’huile traîner après leur utilisation.

Ces entreprises sont pour la plupart artisanales, unipersonnelle. Un chef d’entreprise qui travaille seul est souvent bon dans son métier de forestier ; mais, moins bon dans la gestion de son entreprise, dans la vente de sa prestation, dans son organisation de chantier, dans sa gestion de sa saisonnalité d’intervention.

Voila un premier maillon où nous avons, à la fois, besoin de nouveaux acteurs et de professionnalisme ; besoin d’accompagner l’existant pour apprendre à travailler autrement.

Ensuite, le monde de la scierie recrute.

Les scieries n’embauchent pas de caristes, de gens qui classent le bois, de pilotes de scie. Elles cherchent des gens qui ont envie de travailler. C’est comme cela qu’elles définissent leur métier aujourd’hui.

Les scieurs recrutent des personnes motivées qui ont envie de s’investir dans le métier parce qu’elles en mesurent l’intérêt et les perspectives. Mais elles peinent à recruter.

L’offre de formation existe. Mais d’un côté, elle manque de candidats et de l’autre, les entreprises se disputent les gens bien formés.

Et puis, ce sont des métiers qui n’ont pas forcément une bonne image. Nos scieurs ne participent pas suffisamment à la promotion des compétences dont ils ont besoin et ne communiquent pas assez sur leurs métiers. Ils ne savent pas accueillir, transmettre, donner envie. Nous devons les encourager et les aider à le faire.

Enfin, les métiers évoluent dans tout ce qui est en lien avec la construction.
Aujourd’hui, l’arrivée des nouvelles réglementations thermiques, -bâtiments basse consommation (BBC), bâtiments passifs et à énergie positive- appellent une profonde évolution des systèmes constructifs. Pour la première fois de sa vie, le secteur du bâtiment est confronté à une obligation de résultats. Il doit garantir les  objectifs fixés en matière d’efficacité énergétique. La demande se développe. Le marché va plus vite que la réglementation

La prise en compte de l’aspect énergétique dans le bâtiment a été plus rapide que l’on ne l’imaginait. Les bailleurs sociaux, par exemple, sont déjà demandeurs de constructions passives.  Et ce qui se passe actuellement avec le prix du pétrole accélère encore les choses.

Pour construire correctement, il faut se mettre d’accord sur une bonne enveloppe, c’est-à-dire, un plancher, des murs et une couverture étanches à l’air.

Cela pose une série de questions liées à la manière dont les différents lots sont alloués. L’allotissement et la coordination sont au centre des préoccupations.

Chaque entreprise qui intervient dans l’acte de construire doit se préoccuper de ce qui s’est passé avant et de ce qui va se passer après.

 Les modes d’intervention sur chantier changent, la répartition des responsabilités n’est plus la même. Ce nouvel environnement de l’acte de construire, fait naître de nouveaux métiers, autour du développement de la construction bois par exemple. Mais il fait aussi appel à des évolutions pour les métiers existants tels que charpentier ou menuisier.

Nous devons, avec l’ensemble des corps de métiers impliqués dans l’acte de construire, repenser les référentiels de formation.

Tee REA : le développement d’activités liées à la production du bois-combustible fait-il aussi appel  à certains besoins en matière de compétences ?

 MF : Nos métiers évoluent aussi en ce qui concerne la production de bois-combustible. Les professionnels du bois-combustible ont compris qu’on ne peut pas produire un combustible non qualifié. En effet, n’importe quel type de bois ne peut pas être mis sur le marché !

Là encore, il s’agit d’apprendre à travailler autrement.

Cela nous a conduits, par exemple, à mettre en place la certification « Chaleur Bois Qualité Plus », qui engage le fournisseur de combustible-bois vis à vis de son client.

Il s’agit pour lui de mieux connaitre les différents produits comme les plaquettes, les granulés, et d’être en capacité de conseiller son client sur leur utilisation.

Nous avons réalisé un gros travail avec l’ADEME pour élaborer des méthodes de caractérisation de ces combustibles.

Un bon rendement thermique est obtenu avec du bois dont le taux d’humidité est inférieur à 25%. Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) est d’autant meilleur que le bois est plus sec.

Les mesures des taux d’humidité et des taux de cendre vont, par exemple, permettre de caractériser toute une gamme de produits pour en définir les modes de production.

Sur le salon des ENR en février dernier, nous avons lancé la marque « Rhône Alpes Bois Bûche ».

C’est une démarche de qualification du combustible : les producteurs doivent préciser l’essence, la taille des bûches et le taux d’humidité. Ils doivent également prévenir et conseiller le client sur le stockage le séchage avant utilisation.

Toutes ces évolutions conduisent nos producteurs à ne plus parler en m3 apparent,  mais en kWh: parler donc en professionnels de l’énergie !

Ces démarches de montée en qualité du bois combustible, puisqu’elles mobilisent la ressource locale, participent au développement d’activités sur notre territoire, et de fait, ont un impact sur l’emploi.

Michel Faber
http://www.fibra.net/

Propos recueillis par Marie Fabienne GILLE -  Réseau Tee RA, Mars 2011

Autres infos emplois/ bois

http://www.pays-beaujolais.com/france/DT1166284272/videotheque/La-filiere-Bois-et-Foret.html/typeid-13

 - Rapport du comité de filière « agriculture et forêts » – Grenelle de l’environnement

- Les emplois des énergies renouvelables
La filière bois énergie compte déjà aujourd’hui 25 000 emplois…
solar-club.web.cern.ch/solar-club/

- La filière bois crée plus d´emplois que l’automobile ! On compte 425 000 emplois dans la filière bois française. Cela représente 1,7 % de l´emploi en France. C´est plus que le secteur automobile et ses 285 000  emplois.

http://www.foretpriveefrancaise.com

 

- Les énergies renouvelables – formations métiers  Editeur : SIEP – service d’information sur les études et les professions – Auteurs : Cécile Bodart, Hélène d’Huart ; Date d’édition : 01/06/2009

http://www.franceboisforet.fr

http://www.metiers-foret-bois.org

Rapport filière bois – Réseau TEE IDF – Juillet 2010 – Métiers secteurs – formations 
http://www.tee-idf.net/images-documents/prod/2010_TEE_mono_bois_web.pdf
 

[1] Pôle de compétitivité Technologies Énergies Nouvelles Énergies Renouvelables Rhône-Alpes, Drôme, Isère, Savoie.

[2] Smart grid est une des dénominations d’un réseau de distribution d’électricité « intelligent » qui utilise des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la distribution et mieux mettre en relation l’offre et la demande entre les producteurs et les consommateurs d’électricité

[3] Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes
http://www.pefc.org/

PEFC , Promouvoir la gestion durable de la forêt
http://www.pefc-france.org

[4] Centres Régionaux de la Propriété Forestière

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La fin du Réseau Tee Rhône-Alpes ne laisse pas les internautes indifférents.

Jeudi, mars 17th, 2011

La lecture des 1 500 messages laissés sur notre livre d’or ainsi que ceux postés sur le groupe de soutien créé sur Facebook, prouve, s’il en était besoin, l’utilité du travail réalisé depuis dix ans par l’équipe du réseau Tee Rhône-Alpes…

Le Réseau Tee Rhone Alpes cessera de fonctionner au 30 juin prochain : ses partenaires institutionnels financeurs se désengageant de cette opération d’information et d’expertise sur les métiers de l’environnement et plus largement de l’économie verte.

Avec la disparition de Tee Rhone Alpes et celle de son équipe, c’est le site portail des Réseaux Tee qui est également directement menacé. Accompagné à 90 % par des financements rhônalpins, ce portail a en effet été créé, développé et modéré depuis 10 ans par Tee Rhône-Alpes.

Merci pour vos messages de soutien !

La lecture des très nombreux messages laissés sur notre livre d’or (près de 1 500 témoignages au 17 mars 2011) ainsi que ceux postés sur le groupe de soutien créé sur Facebook (+ de 500 membres), prouve, s’il en était besoin, que notre travail est utile et que la suppression du site serait une grave erreur.

Notre appel a également été largement relayé par les internautes, les professionnels et d’autres sites emploi/environnement partenaires (liste ci-dessous).

A ce jour, nous ne savons toujours pas avec certitude ce que va devenir le site portail des Réseaux Tee. Plusieurs solutions sont à l’étude pour éviter que se perde tout le travail accompli depuis dix ans.

Nous vous tiendrons au courant dès que nous saurons exactement ce qui vous attend. En attendant, et de façon à continuer d’alerter les décideurs, nous vous invitons à relayer notre appel pour qu’un maximum d’usagers concernés signent notre livre d’or.

Appel relayé sur : Environnement-magazine.fr ; Le Monde des Pyrénées ; Global et Local ; Atelier technique des espaces naturels ; Telabotanica ; Groupe Facebook de soutien au réseau TEE Rhône-Alpes ; Forum du Groupe naturaliste universitaire de Montpellier II (GNUM) ; Apresmaster2ethologie.blogspot.com ; Liste de discussion ONEM ; Société Française d’Ecologie ; Rivière Rhône Alpes ; LesEnR ; AFIE – Association Française des Ingénieurs Ecologues ; Ecoter ; Bretagne Vivante ; Emploitheque – Recrutement du secteur public ; Ramdamdurable ; Ressources Solidaires ; Cabinet Ectare ; Wikio News ; CV.COM ; SMPE 2011 ; Un truc par jour ;  Shabnam & SUVs ; Ecolomania ; Acheteurdurable.com ; Mediaterre ; QuebecEcoMPEPS – Masters en environnement de Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Ecomateriaux.net ; Cyber Acteurs ; SustainAtWork ; Portail GeoRezo ; Cdurable.info ; En-Afrique.info ; Vert Information Environnementale ; FrSphere ; DurableTempo.com ; GRAINE Centre ; Aveyron-Environnement  ; Association mode d’emploi ; Vivacités Île-de-France ; CARIF Languedoc-Roussillon ; Léa – Lorraine Evénements Activités ; Bio-stream.fr

Si vous souhaitez témoigner et nous apporter votre soutien en qualité d’utilisateur des services proposés par Tee RA (réseau d’acteurs, chantiers Institutionnels pour l’emploi et la formation, bourse d’emplois, offres de formations, base de données acteurs de l’environnement, surfé pour vous, veille bibliographique….), nous vous invitons à poster vos messages sur le livre d’or ou à nous les faire parvenir par mail : brigittebriel@educagri.fr

http://www.reseau-tee.net/rhone/livre.php

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