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CONFERENCE
DU 19 OCTOBRE 2004 - PARIS (75).
Territoires Environnement Emplois : des acteurs et des ressources
en réseau… au service de l’environnement et du
développement durable.
L’objectif de la quatrième rencontre a été
double :
-
Etablir un bilan des actions menées dans les domaines de
l’emploi, des politiques territoriales et des activités
environnementales.
-
ouvrir et construire ensemble des perspectives de travail, évoquer
des pistes de coopérations futures pour le développement
des métiers, et des activités environnementales sur
les territoires.
L’introduction
de la journée par Christian BRODHAG, Délégué
interministériel au Développement Durable et Catherine
BARBAROUX, Déléguée générale
à l’Emploi et à la Formation Professionnelle,
a permis de définir des priorités d’action concernant
la filière environnement.
Christian
BRODHAG identifie les réseaux TEE comme des lieux
d’expérimentation, d’innovation, et d’échanges
et d’actions pour faire reconnaître la filière
environnement comme un secteur d’activité à
part entière. Pour lui l’emploi est reconnu comme un
élément majeur du développement durable au
même titre que les piliers économique et social. M.
Brodhag rappelle que 39 153 jeunes ont été embauchés
dans le cadre du dispositif NSEJ qui représentent 12,4 %
de l’ensemble des emplois jeunes. Ce programme a été
une opportunité sans précédent pour la création
d’activités, d’emplois et de lien social.
Le développement durable, qui fait l’objet d’une
Stratégie Nationale signée en juin 2003, implique
de décloisonner les approches, d’articuler les niveaux
d’intervention entre le global et le local pour arriver à
des résultats. Les réseaux Tee ont à participer
à cette démarche, en partageant avec d’autres
leurs expertises et compétences.
Catherine
BARBAROUX insiste sur l’intérêt du partenariat
entre les ministères de l’environnement et de l’emploi
qui dépasse le programme emploi jeune et concerne, notamment,
l’identification des référentiels métiers
de l’environnement. Elle a cité 6 chantiers prioritaires
à poursuivre :
- Travailler
sur la situation de l’offre de formation environnement.
- Contribuer à la refonte du ROME par l’intégration
de nouveaux métiers dans les référentiels,
d’ici 2005.
- Participer aux travaux concernant la Validation des Acquis de
l’Expérience (VAE), la certification.
- Travailler avec la Fonction Publique Territoriale et le CNFPT
pour l’adaptation des cadres d’emplois et des concours.
- Aider à al création de passerelles entre le secteur
public et privé.
- Participer à l’élaboration d’une démarche
de convention collective pour la filière environnement.
Trois ateliers et une table ronde ont été organisés,
donnant l’occasion d’identifier d’autres priorités
d’action et chantiers à mener à moyen et long
terme.
-
Atelier 1 : qualifier les métiers de l’environnement.
"Quitter la logique d’insertion pour la professionnalisation
…"
La professionnalisation de la filière environnement est une
priorité. Un travail d’identification des activités
et des compétences existantes doit être réalisé
pour construire une offre de formation adaptée et répondre
aux demandes du marché. En effet, un référentiel
de formation ne peut se construire qu’à partir de métiers
bien identifiés, définis.
L’implication des employeurs, des salariés et des institutionnels
est déterminante dans la réussite de ce travail. Il
faut une rencontre entre ces deux niveaux d’action : le niveau
local où les besoins des porteurs de projets sont identifiés
et le niveau national où se joue les enjeux liés à
la reconnaissance et à la structuration de la filière.
A plus long terme, les acteurs doivent se mobiliser pour la construction
et la reconnaissance d’une identité professionnelle
de la filière environnement (convention collective…).
Le CNAR-E, les C2RA, la CPCA (pour les porteurs de projet associatifs)
sont des leviers pour obtenir la reconnaissance de cette identité
professionnelle.
-
Atelier 2 : la dynamique de réseaux.
Un
réseau naît toujours d’une volonté et
de la nécessité de rassembler des acteurs d’horizons
différents autour d’un projet pour y apporter des réponses.
C’est un lieu privilégier pour partager les expériences,
les compétences et innover.
Le réseau n’est pas isolé, il y a aussi forcément
un portage politique, militant…
Le
réseau est structuré et se caractérise par
:
- La rencontre autour d’un objectif.
- Une communication descendante et ascendante.
- Des règles de fonctionnement : cahier des charges, animation
et coordination.
- La production.
Le
réseau doit veiller à certaines dérives, comme
être instrumentalisé par un partenaire. Le réseau
doit toujours servir un objectif et ne doit devenir une finalité
en lui-même. Ainsi, pour qu’un réseau soit pérenne,
il doit revoir ses objectifs et ajuster ses actions pour y ré
»pondre.
-
Atelier 3 : les démarches collectives, territoriales
et nouvelles activités.
La
question est de savoir comment les processus de territoire sont
capables de produire de l’emploi et comment mettre en lien
les territoires, l’environnement et le développement
durable Une présentation des dispositifs locaux d’accompagnement
DLA, C2RA et CNAR* a permis d’identifier leurs liens et leurs
plus-value pour les structures et les territoires, et les acteurs
et institutionnels.
Le DLA est un outil départemental de développement
économique et social local, finançant des actions
d’accompagnement individuel ou collectif, après diagnostic,
pour des structures associatives créatrices d’emploi
et d’activités d’utilité sociale. Il est
accessible à toutes les associations, même celles qui
n’ont pas d’emplois jeunes.
Le C2RA anime le réseau des DLA de sa région.
Le CNAR apporte un appui aux DLA et C2RA, et évalue l’impact
du dispositif dans sa filière d’activité. Cinq
CNAR sont mis en place : Culture, Environnement, Sanitaire et Social,
Sport et Financement.
* CNAR = Centre National d’Appui et de Ressources.
C2ra = Centre Régional de Ressources et d’Animation.
DLA = Dispositif Local d’Accompagnement.
-
La table ronde.
Le
Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion
sociale, la DIREN Ile de France, la DIREN Poitou-Charentes, la Région
Ile de France, l’Association des Maires de France, l’ADEME
et l’Association Espace étaient les experts ont été
invités et sollicités pour répondre à
deux questions de fond :
Les
enjeux et les intérêts de développer des emplois
et des nouvelles activités dans le domaine de l’environnement
et les coopérations à envisager
L’environnement a été longtemps associé
au bénévolat associatif ou aux espaces verts et à
l’assainissement dans les collectivités. Or il constitue
un gisement d’emplois très important, en phase avec
la mutation développement durable que l’on doit opérer.
Le programme « nouveaux services-emplois jeunes » a
très fortement contribué à cette émergence
de nouvelles activités :
- Les médiateurs territoriaux, relais stratégiques
sur le territoire pour animer les politiques environnementales.
- Les emplois de l’eau et des déchets ont démontré
leur rentabilité.
- Les activités liées à l’entretien de
l’environnement et à l’écologie urbaine
sont génératrices de nombreux emplois et d'emplois
qualifiés. Par contre, dans les domaines de la gestion des
milieux, de l’intervention paysagère, de la découverte
de la nature, il y a encore beaucoup à faire.
Le dispositif NSEJ a bien montré à quel point l’emploi
environnement pouvait redynamiser un territoire. Il convient maintenant
de développer un réel travail d’animation et
de médiation pour développer et soutenir ces activités
sur le terrain pour rendre les politiques durables.
Les
résultats et les perspectives d’une plus grande coopération
entre acteurs
Les réseaux TEE ont su mobiliser et rassembler autour d’un
projet commun les services de l’Etat, les collectivités
et les associations. Ils ont réussi à impulser une
dynamique d’action transversale et cohérente. De ce
travail collectif a résulté une meilleure connaissance
des projets, un meilleur accompagnement des structures en matière
de pérennisation, solvabilisation et professionnalisation
des activités.
Conclusion.
Les
expertises et les acquis des réseaux TEE doivent être
rapprochés de la Stratégie Nationale de Développement
Durable pour travailler en cohérence à des niveaux
nationaux, régionaux et locaux. Il est alors important de
renforcer les partenariats, les logiques de territoire pour arriver
à un développement durable des métiers, des
activités de l’environnement.
De
même, il sera nécessaire de venir en appui au dialogue
des partenaires sociaux pour aider à la reconnaissance de
l’identité professionnelle de la filière environnement
(convention collective).
Pour télécharger cette synthèse
de la 4ème conférence Tee rédigée
par Laurence Cardinale-André
(Réseau Tee Poitou Charentes) - cliquer ICI.
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