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CONFERENCE
DU 7 MAI 2004 - GARDANNE (13).
Synthèse des interventions
Les réseaux Territoires Environnement Emplois : des acteurs,
des compétences… en réseau, au service…
des territoires.
La cohérence territoriale est une notion qui suscite des
interrogations sur ce qu’elle doit représenter. L’enjeu
est d’autant plus important que cette terminologie fait office
de critère d’éligibilité ou de fil directeur
dans le cadre de certains dispositifs ou textes réglementaires
(Loi SRU, SCOT…). Par ailleurs, la mise en œuvre de dispositifs
d’aide à l’emploi et à l’insertion
("Nouveaux Services – Emplois Jeunes" notamment)
a favorisé un fort développement des activités
environnementales. Les objectifs sont d'une part, de connaître
les acteurs et leurs différentes approches de la cohérence
territoriale ; d'autres part, d'élaborer une méthodologie
pour obtenir une cohérence optimale en lien avec des outils
déjà existants.
De manière plus générale, il s'agit d'obtenir
une réponse à la question suivante : quelle échelle,
quel territoire et quelle légitimité pour quelle cohérence
?
Aujourd'hui,
nous assistons au développement des projets d’agglomération,
de charte de pays, etc. Ces projets de territoire concourent à
et s'inscrivent dans une logique de développement durable.
Il existe en effet, de réels liens entre politique de l'emploi
et cohérence territoriale, à travers les différents
outils, procédures, et réglementations. La loi "SRU"
(Solidarité et Renouvellement Urbains) notamment, met l'accent
sur la démarche de "Développement Durable",
et décrit l'équilibre entre aménagement, habitat
et transports. Les chartes de l’environnement ou chartes de
pays, s'ancrent également dans cette démarche de cohérence
territoriale des politiques environnementales, par la mise en synergies
des actions ponctuelles mises en œuvre par les acteurs locaux,
mais aussi la sensibilisation des partenaires. Il est à souligner
que le volet "environnement, emploi et économie"
inscrit dans les chartes, participe largement à la mise en
place d'actions sur le territoire.
L'engagement des Collectivités Territoriales, aux côtés
de l’Etat, dans cette démarche, en particulier à
travers la Stratégie Nationale de Développement Durable
(SNDD), doit entre autres, favoriser la mise en place de 500 Agendas
21 locaux (chapitre 28 de la déclaration de Rio), en 5 ans.
Ceci souligne la volonté affichée de la France, de
tendre vers un dispositif permanent dans le cadre de la SNDD, avec
notamment une reconnaissance de projets de territoire, le choix
de projets de référence, la mise en œuvre d'un
dispositif de suivi.
A ce titre, il existe d'ailleurs des groupes informels qui contribuent
à tester la validité des projets et la pertinence
des critères choisis qui ont trait à la démarche.
Pour reconnaître des démarches "éligibles",
5 critères de références sont évalués
: la participation (habitants, usagers, …), la gouvernance,
la transversalité de l’approche, l'amélioration,
dans le cadre d'une stratégie prospective, et enfin, l'évaluation,
qui se veut participative.
Sur
le terrain, les réflexions des porteurs de projets se placent
donc dans un contexte territorial en mutation (lois de décentralisation,
Schémas de Cohérence Territoriale,…), où
la demande de cohérence sur leur territoire d’intervention
est très forte.
Être en cohérence, c'est très simplement, éviter
les chevauchements, tout en mêlant, cependant, des logiques
contradictoires : économique, sociale et environnementale.
La cohérence territoriale se définit également
à travers plusieurs objectifs :
-
Réaliser un état des lieux partagé
pour des projets communs.
-
Etablir un "diagnostic partagé", à
partir du territoire.
-
Se positionner dans une logique gagnants / gagnants.
-
s'organiser en groupes de proposition cohérents auprès
des décideurs pour faire reconnaître l’activité.
La cohérence nécessite donc une stratégie de
l'intervention relative à la valeur de l'environnement et
de l'utilité sociale, qui reste encore à faire reconnaître
dans la plupart des activités du secteur de l'environnement.
Pour établir une politique territoriale cohérente,
il convient de s'appuyer sur une méthode adaptée et
des outils efficaces (échelle pertinente, "langage passerelle",
diagnostic partagé, objectifs bien identifiés et hiérarchisés…),
mais
aussi de faire des choix :
-
Choix d’un interlocuteur à la dimension de l’échelle
du territoire du projet ou de l’action : définir l’échelon
pertinent d’intervention.
-
Choix politique de la collectivité de se lancer dans
une démarche de mise en cohérence des actions sur
un territoire : prendre le temps du partenariat, croiser des logiques
divergentes….
Un certain nombre de propositions globales sont susceptibles de
répondre à la nécessité d'une véritable
politique de cohérence territoriale, notamment en matière
d'activités environnementales : mutualiser, définir
des priorités, justifier de la légitimité de
l’action sur un territoire, définir l’échelle
territoriale pertinente d’intervention, savoir intégrer
la logique de temporalité, ou encore construire une méthode
pour jouer un rôle "d’interface" vers une
cohérence
territoriale. Sur ce dernier point, les Réseaux Territoires
Environnement Emplois (Réseaux Tee), notamment le RREGE-Tee
PACA, peuvent apporter un soutien à la politique de cohérence
territoriale, par un travail en concertation avec les acteurs privés,
et par des propositions aux décideurs et partenaires sur
une stratégie cohérente sur l'approche territoriale
des activités environnementales.
Tout comme le développement de l'activité elle-même,
l’avenir des "emplois jeunes" du secteur de l'environnement
passe certainement par la pertinence des territoires et des activités
sur le territoire. Il est important d'élaborer des
programmes sur ces territoires, et ensuite de mettre du contenu
dans les activités concernées.
A ce propos, la relation de l’offre et de la demande en matière
d'emploi environnement, à l'échelle des territoires,
mérite un certain éclairage, surtout avec les changements
opérés par l'instauration du dispositif "Nouveaux
Services Emplois Jeunes" (NSEJ).
À ce jour, 80 % de l’offre est publique, ce qui constitue
une auto-proclamation de l’offre. Cet état de fait
s'explique par une analyse générale, qui tend à
prouver que le système "NSEJ" n’est pas un
système purement économique.
Nous savons d'ores et déjà que seul 1/5 des emplois
créés continue, après les 5 ans d'aide de l'Etat,
dans le métier, sur lequel ils ont été employés
au départ., dans le cadre du dispositif NSEJ.
Aujourd'hui, ce qui compte, c’est de passer de l’emploi
à l’activité, d’une focalisation sur l’emploi
à un ancrage de l’activité. Ce qui signifie
se poser la question de savoir "à quoi sert l’activité
?
Il semble donc indispensable de mettre en place des programmes environnementaux
sur ces nouveaux territoires de compétences. D'une manière
générale, l'ambition est d'arriver à ce que
40 % des postes puissent survivre au délai fixé pour
les aides de l’Etat (les 3 ans de consolidation, post 5 ans,
compris).
Le besoin d'une vision générale de l’activité
est aussi clairement identifié en ce qui concerne la formation.
Pour cela, un état des lieux doit être réalisé
et un "guide des métiers et formations environnement"
est en cours de réalisation.
Là aussi, les Réseaux Tee, de part l'ancrage sur les
territoires sont des lieux d’actions et de rencontres.
Les enjeux pour le réseau sont ainsi de sensibiliser les
acteurs du territoire à l'activité environnementale.
En quelques sortes, de jouer, là aussi, le rôle d'interface,
pour instaurer plus de cohésion et de cohérence territoriale.
Ceci permettrait notamment de mettre en cohérence l'offre
et la demande, surtout sur des activités émergentes
(économe de flux par exemple). Il y a une véritable
nécessité de travailler sur les secteurs d'activités,
plus particulièrement sur l'identification et la communication
des métiers de l'environnement. Il convient également
de réfléchir au lien avec le secteur privé,
notamment dans les domaines de la gestion des espaces, l'aménagement
du cadre de vie, la gestion des déchets…
En région PACA, aujourd'hui, l'objectif est de mettre en
œuvre une politique cohérente, sur l'ensemble du territoire.
Les questions relatives à l'emploi, l'environnement, les
territoires constituent une partie des enjeux. Il est nécessaire
de "développer nos territoires près de chez nous".
Quand des territoires s'organisent, il convient de participer à
leur repérage et à leur "construction",
à leur développement, d'être impliqué
de l'intérieur, dans l'élaboration de leurs projets.
Les logiques de concertation seront largement efficientes si la
société civile est présente.
La Région PACA peut soutenir la réalisation de projets
de territoires, dans le cadre de subventions, et donne son aval
sur un grand nombre de dispositif de cohérence territoriale.
Elle peut donc être un soutien effectif, notamment pour les
Pactes Territoriaux pour l'Emploi, les projets de Pays et d'agglomération,
mais aussi les chartes de Parcs. Tout acteur doit être aussi
capable de demander à la Région d'accorder un intérêt
réel à son activité, d'éducation à
l'environnement, de gestion des espaces, de promotion des énergies
renouvelables…
C'est à ces approches territoriales des activités
environnementales, que l'on voit apparaître la force de proposition
que représente un réseau d'acteurs, comme les Réseaux
Tee.
À l’échelon régional, il est nécessaire
de présenter une organisation à l'échelle du
territoire concerné, celui que l’on souhaite toucher.
Le RREGE-Tee PACA peut représenter ce "concentré
d’expériences", de savoirs-faire, ou encore
un moteur de propositions. Il se positionne ainsi en véritable
espace d’observation, de réflexion et d'élaboration
de stratégies de cohérence, ainsi que de médiation
et d'interface, sur le territoire Provence Alpes Côte d'Azur.
Le souhait est donc réel que le RREGE-Tee PACA, comme l'ensemble
des Réseaux Tee, continue de fonctionner, de proposer des
solutions ; ainsi les Régions concernées veilleront
à ce que les moyens financiers soient apportés pour
que des actions intéressantes puissent être développées.
La force des 8 Réseaux Tee est de constituer un potentiel
d'aides directes aux élus des agglomérations, mais
également aux services publics de l'emploi qui, généralistes
aujourd'hui, souhaitent travailler sur des thématiques. Il
s'agit pour les Réseaux Tee de sensibiliser à l'activité
et d'intervenir dans un sens de cohésion et de cohérence
territoriale.
Réseau Régional Emploi - Gestionnaires de L’Environnement
– Réseau Territoires Environnement Emplois PACA &
Réseau Territoires Environnement Emplois Languedoc-Roussillon.
Pour télécharger cette synthèse
de la 2ème conférence Tee - cliquer ICI.
Contact : Jean-Michel Picazo.
http://www.arpe-paca.org/
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