Réseaux Territoires Environnement Emplois


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Un cycle national de quatre conférences
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-----du 30 Mars au 19 Octobre 2004.
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PROGRAMME
PLAQUETTE
COMPTE-RENDUS

      --ARCHIVES

 





 

 





 
  30 Mars 2004 - Saintes (17)
  7 Mai 2004 - Gardanne (13)
  17 Juin 2004 - Dijon (21)
  19 oct. 2004 - Paris (75)



CONFERENCE DU 17 JUIN 2004 - DIJON (21).

Confrontés à la complexité du domaine de l’environnement (multiplicité des acteurs, transversalité des problématiques), les réseaux Territoires Environnement Emplois participent depuis quatre ans à la construction d’une culture commune pluri-institutionnelle sur la thématique des métiers et des emplois de l’environnement et du développement durable, en partenariat étroit avec les acteurs de terrain dans huit régions pilotes.

Capitalisation, production, accompagnement, partage, mais surtout interface, mobilisation et mise en relation des compétences, c’est là que résident l’expertise des TEE et la plus-value qu’ils apportent à ce champ de préoccupation.

Ainsi, les réseaux TEE sont une réponse au contexte actuel et interviennent sur le terrain selon trois objectifs principaux :

- L’amélioration de la connaissance des emplois, métiers et formations de l’environnement, à travers notamment l’apport d’éléments d’analyse des métiers émergents et la diffusion des informations.
- La mise en place d’outils de professionnalisation des acteurs, l’accompagnement et l’orientation des porteurs de projets vers des organismes ressources identifiés.
- L’animation d’un réseau basé sur la mise en relation des acteurs locaux et des organismes de l’environnement et de l’emploi, afin de mettre en cohérence les ressources existantes.

Le cycle national de conférences est un exemple de manifestation organisée conjointement par l’ensemble des réseaux TEE afin de mutualiser la réflexion et les perspectives qui se dessinent concernant l’emploi dans le domaine de l’environnement.

Après avoir mené un bilan du marché de l’emploi et des filières porteuses (à Saintes le 30 mars) puis analysé les outils pour le développement d’activités environnementales dans les politiques territoriales (à Aix en Provence le 7 mai), la conférence de Dijon est consacrée à l’évaluation de la plus-value environnementale.


De quoi parle-t-on en évoquant la plus-value environnementale : les objectifs de cette troisième conférence.

La notion de plus-value environnementale renvoie à un certain nombre de concepts tels que "performance", "compétence" et "évaluation" qui nécessitent d’être précisés :
- Comment lier les notions apparemment opposées de "performance" et "environnement" ?
- Quelle est la place de la compétence au sein de la performance environnementale et quels métiers pourront répondre à l’avenir aux besoins de compétences identifiés ?
- A quelles notions renvoie le concept de "plus-value environnementale", comment la mesurer et quels éléments prendre en compte ?


La diffusion d’un fonctionnement en réseau, facteur de réussite essentiel pour concilier environnement et performance.

- Par Dominique Larue, TEE Bourgogne.

Le concept de "Développement durable" permet de renforcer la place de la question environnementale dans les politiques publiques. En effet, alors que les domaines économique et social font l’objet de préoccupations anciennes dans nos sociétés, la préoccupation vis-à-vis de l’environnement s’est récemment exprimée avec acuité du fait de la prise de conscience des dégradations de la planète.

Or, les menaces qui pèsent désormais sur notre environnement peuvent être lues comme indicatrices d’une "contre performance" de nos sociétés. La performance environnementale correspondrait alors à notre capacité à arrêter de dégrader, réparer ce qui a été fait, voire améliorer notre environnement.

Selon la définition du Conservatoire des Arts et Métiers, la performance de l’entreprise renvoie à une "factorisation de compétences, motivations, ressources et organisations en phase avec les réalités économiques de son environnement" : ce concept invite à considérer que ces facteurs doivent être réunis, organisés en cohérence selon une stratégie et des objectifs de résultat.

Appliquer ce concept à la question environnementale met en émergence la multitude d’acteurs concernés par cette ambition de développement durable : formateurs, chercheurs, décideurs, agriculteurs, usagers de l’espace, techniciens… dont la coordination est une condition essentielle de la performance dans le domaine de l’environnement. Mais comment arriver à une telle coordination et à un tel consensus ?

La diffusion de décisions unilatérales issues d’un pouvoir central a longtemps été l’unique procédé d’harmonisation des comportements. L’évolution de la société pose aujourd’hui de nouvelles conditions de participation de la population à la prise de décision : les solutions doivent désormais être pensées, réfléchies et définies collectivement selon de nouveaux principes de gouvernance. En effet, garantir l’implication de chacun de ces acteurs nécessite la prise en compte de ce qu’ils représentent en termes d’intérêts, d’exigences, voire de prérogatives.

Les réseaux TEE sont nés de ce constat. En établissant un lien entre les responsables des différents secteurs associatifs, institutionnels du monde de l’emploi et du monde de l’environnement, ils contribuent à construire du sens commun. En tant qu’espaces d’analyse des données et de confrontation d’idées, ils participent ainsi à l’élaboration et à la mise en cohérence d’actions de terrain.


La place de la compétence dans la performance environnementale : quelles compétences, quels métiers ?

- Par Philippe Devis, Observatoire Régional de l’Environnement de Bourgogne.

Aujourd’hui, nous pouvons sommairement classer les métiers de l’environnement selon deux registres : les métiers techniques, en grande partie liés à la "réparation" de l’environnement (gestion et restauration des milieux) et les métiers du management environnemental (communication, information, management en entreprise…).

Pour autant, la gestion de l’environnement implique des compétences qui évoluent dans le temps. Ainsi, les métiers de l’environnement sont pour une part importante des métiers en devenir, à "inventer" en fonction des enjeux environnementaux succesifs de nos sociétés. L’analyse prospective de l’évolution de ces enjeux permettra donc d’identifier les compétences qui seront sollicitées à l’avenir.

Par ailleurs, l’environnement tend à devenir une préoccupation de premier plan, notamment en lien avec les enjeux géopolitiques de la gestion des ressources de la planète, ce qui rend incontournable la mise en place de schémas opérationnels et acceptables par l’ensemble de la société.

Ainsi, en complément des métiers liés à la réparation de l’environnement qui restent indispensables, se sont développés des métiers situés au cœur de ces enjeux et dont les compétences ne se situent pas forcément en lien direct avec l’environnement (banquiers, assureurs, urbanistes…). En effet, l’environnement devenant un champ d’action intégré au sein des politiques des collectivités ou des entreprises, il est logique que l’identification des métiers contribuant aux problématiques environnementales en soit rendue plus floue.

Enfin, même si ces métiers existent, leur reconnaissance passera par l’identification des besoins puis par la mise en place de parcours de formation individualisés pour agir rapidement sur le terrain, avant d’aboutir à une réelle diffusion grâce à une offre de formation institutionnalisée de la part des organismes de formation.

Les compétences du médiateur apparaissent alors comme centrales, en particulier la capacité d’agir sur différents registres, de s’adapter à des personnes aux perceptions et discours différents. Ces coordinateurs, capables de transformer les contraintes en facteurs de progrès, deviendront alors des atouts en terme d’innovation pour les entreprises, ce qui place leurs compétences au cœur de la performance environnementale.


Quelle démarche d’évaluation pour la plus-value environnementale ?

- Par Martin Boissier, Bureau d’études Contrechamp.

Le dispositif "Nouveaux Services Emplois Jeunes" (NSEJ) a créé de nombreux emplois dans les champs de l’environnement. Ainssi, la volonté de démontrer la plus-value environnementale apportée par ces services a conduit le Ministère de l’environnement à mandater une réflexion sur les outils qui pourraient permettre l’évaluation de cette politique.

Cette démarche nous entraîne dans une réflexion préalable sur les notions d’ "évaluation" et de "plus-value environnementale".

Tout d’abord, le concept d’évaluation renvoie aux champs de la compréhension et du jugement. L’engagement d’une démarche d’évaluation permet à la fois de structurer un projet, de mobiliser et réguler un partenariat en favorisant la transparence des actions en amont, et de rendre compte de l’usage des fonds, de faire des retours d’expériences et de préparer la valorisation des réalisations pour transposer les acquis en aval.

Ainsi, des principes de base concernant la mise en place d’une démarche d’évaluation peuvent être énoncés :

- Intégrer l’évaluation le plus tôt possible dans la construction d’un projet.
- Construire des critères et indicateurs réalistes afin que la démarche d’évaluation reste pragmatique et n’engage pas les moyens destinés initialement à l’action.
- Consacrer des temps d’échanges aux outils d’évaluation entre les acteurs en vue de faciliter les consensus à chaque étape du projet.

D’autre part, la notion de plus-value environnementale reste complexe en raison de l’absence de causalités linéaires, et nécessite donc la prise en compte d’interactions fortes. Il s’agit bien sûr de définir un état initial à partir duquel l’évolution pourra être mesurée, mais aussi dans le cadre du dispositif NSEJ, de rendre compte de l’impact "socio-environnemental" de cette politique de création d’emplois.

Or, l’évaluation du rôle du dispositif NSEJ dans la structuration et la professionnalisation de ce secteur d’activité, ou encore dans l’émergence de nouveaux métiers parfois difficiles à cerner sous-entend l’utilisation d’indicateurs ciblés, tels que :

- L’évolution des bénéfices directs qui rend compte de la solvabilité des services.

- L’évolution des partenariats et des pratiques des "usagers finaux" des actions environnementales.

- L’évolution des relations entre les acteurs associés à la mise en œuvre du projet (décloisonnement, multiplication des échanges notamment).

- L’identification des innovations en termes de cohérence territoriale, d’interactions entre domaines d’activité, d’intégration commune des logiques initialement sectorisées.

L’éloignement des critères purement environnementaux pour évaluer la plus-value environnementale vers la prise en compte de notions liées plus globalement au Développement durable semble évident.

Cette étude a ainsi permis la définition de clés d’évaluation en vue de structurer les démarches d’évaluation liées aux services issus du dispositif NSEJ et des services environnementaux en général. Cette réflexion ouvre de nouvelles perspectives afin de développer le questionnement sur cette problématique, en fonction du contexte et des enjeux de chaque projet : aux porteurs de projet de se l’approprier et d’identifier leurs propres indicateurs.


Pour télécharger cette synthèse de la 3ème conférence Tee - cliquer ICI. Contact : Dominique Larue - Tél. 03 85 82 12 27.
http://www.teebourgogne.org/

 

 


Des acteurs, des compétences en réseau, au service de l’emploi, des territoires, de l’environnement et du développement durable.



Ministère de l’Ecologie
-- et du Dévt Durable
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Ademe.
Agences de l'eau.
Conseils Régionaux.



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