Marché mondial de l'environnement et perspectives pour les éco-entreprises françaises - Trésor-Éco – n° 70 – Janvier 2010.

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Ce document, élaboré par la DGTPE (Direction générale du trésor et de la politique économique), après avoir redéfini ce qu'est une éco-entreprise, analyse les évolutions du marché mondial de l'environnement. La spécificité de ce marché est que son émergence et sa croissance dépendent de l'intervention publique, au travers de politiques règlementaires et tarifaires. La France, 5ème exportateur mondial, possède des leaders mondiaux pour l'eau et les déchets, le nucléaire et le ferroviaire. Cependant, elle est peu positionnée sur les nouvelles technologies de l'environnement : énergies renouvelables, stockage de l'énergie, batteries pour véhicules propres...
"Depuis 1970, le marché de l'environnement a subi une évolution très rapide.
Limité à l'origine à la dépollution, il s'est depuis dix ans élargi avec l'apparition,
dans la plupart des secteurs de l’économie, de produits et technologies « propres ».
Le marché de l'environnement reste difficile à appréhender en termes statistiques,
en raison de l'absence de définition standardisée. Néanmoins, le Programme
des Nations-Unies pour l'Environnement (PNUE) l'évalue aujourd'hui à
1400 Md€, soit 2,5 % du PIB mondial. Il devrait connaître dans les prochaines
années une croissance forte, d'environ 10 % par an, tirée essentiellement par les
nouveaux secteurs (énergies renouvelables et efficacité énergétique) et les pays émergents, comme la Chine, premier producteur mondial de photovoltaïques.
La spécificité du marché de l'environnement réside dans le fait que son émergence
et sa croissance dépendent beaucoup de l'intervention publique, au travers
de politiques règlementaires et tarifaires. La prise de conscience de l'enjeu
environnemental, malgré des réticences encore fortes, conduit à des politiques
de plus en plus volontaristes, qui ont récemment connu une accélération via les
plans de relance verte.
Cinquième exportateur mondial, la France dispose aujourd'hui de leaders mondiaux
pour l’eau et les déchets, le nucléaire et le ferroviaire, mais elle est encore
peu positionnée sur les « nouvelles » technologies de l'environnement, appelées à des perspectives de croissance fortes (énergies renouvelables, stockage de
l'énergie, batteries pour véhicules propres…). Elle ne dispose donc pas d’une
spécialisation optimale pour tirer partie de la croissance « verte » mondiale.
Sur ces technologies, la France ne
bénéficie pas de l'avantage concurrentiel
que donne aux éco-entreprises
locales le développement précoce de
règlementations et politiques tarifaires
environnementales sur le marché intérieur.
Mais elle peut désormais rattraper
ce retard relatif par une
politique d’innovation dans le cadre du
Grenelle de l'Environnement et de
l’Emprunt national."
Plus d'info...
Trésor-Éco – n° 70 – Janvier 2010 – p.8
Info transmise par Sandra Bonniau - Réseau Tee Ile de France.
 http://www.minefe.gouv.fr
Mise en ligne 6 avril 2010.
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