2 et 3 juillet 2009
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Conférence des experts sur la contribution climat et énergie.
Quels sont les impacts macro économiques d’une contribution climat énergie ?
MEEDDAT - Paris.
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La France a pris l’engagement de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050. L’instauration d’une contribution « climat énergie » (CCE) fait partie de la palette des instruments dont dispose la France pour lutter contre le réchauffement climatique.
Programme :
- La fiscalité environnementale et la taxe carbone, les faits et la théorie
- Les nécessités de la mesure CCE et le contexte énergétique international
- Point de vue des partenaires sociaux
- Gouvernance fi scale et bouclage macroéconomique
- Impacts sur la compétitivité des entreprises
- Impacts sur les ménages et acceptabilité sociale
Télécharger le Rapport de la conférence des experts et de la table ronde sur la contribution Climat et Energie ».
EXTRAIT
Quelles sont les conséquences macroéconomiques de la contribution
« climat - énergie » ?
L’étude des impacts d’une contribution « climat - énergie » sur les acteurs économiques est
indispensable pour cerner les conditions de son acceptabilité par la société civile et identifier de
possibles mesures d’accompagnement visant à réduire d’éventuelles conséquences négatives sur
certains groupes sociaux. L’analyse des expériences étrangères similaires qui ont été couronnées de
succès devrait également fournir de précieuses indications sur ce qui pourrait être acceptable.
Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire avant mesures de compensation, l’introduction d’une
fiscalité nouvelle sur le CO2 via la contribution « climat - énergie » est susceptible d’avoir des
conséquences négatives sur le pouvoir d’achat des ménages, la compétitivité des entreprises et donc
sur la croissance et l’emploi. L’introduction d’une fiscalité carbone modifierait la structure de coûts des
entreprises françaises. En ce sens, les entreprises feraient face à un choc d’offre, équivalent par
exemple à celui provoqué par une hausse du prix des énergies fossiles. L’impact de ce choc sur les
prix, la production et l’emploi doit être évalué, et cela d’autant plus au regard du contexte conjoncturel
actuel.
Les conséquences macroéconomiques de l’introduction d’une telle taxe dépendent toutefois du niveau
du prélèvement, des mesures compensatoires retenues et de l’utilisation des recettes dégagées par la
contribution « climat - énergie ». A cet égard, il faut rappeler que le Président de la République s’est
engagé à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires à l’issue de la réforme afin de ne pas
alourdir la pression fiscale sur le travail et de ne pas pénaliser la croissance.
Dans cette hypothèse, c’est-à-dire si la contribution « climat - énergie » était compensée par une
baisse des prélèvements obligatoires pesant sur les facteurs de production (capital et travail), la
balance commerciale s’en trouverait améliorée (réduction de la facture énergétique) et il y aurait des
effets positifs sur la croissance et l’emploi. En effet, l’introduction d’une contribution « climat - énergie » devrait encourager la réalisation d’‘économies d’énergie et un regain d’investissement dans
l’efficacité énergétique, qui réduiront la facture énergétique de la France. Toutes choses égales par ailleurs, l’amélioration de la balance commerciale aura un effet positif sur l’activité économique. La
contribution « climat - énergie » pourrait également favoriser un transfert d’activité de certains
secteurs très intensifs en énergie vers d’autres secteurs plus intensifs en main d’oeuvre.
 http://www.contributionclimatenergie.fr/
Source : N°103 de la lettre Infos 21 - www.agenda21france.org
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MISE EN LIGNE : 1ER JUILLET 2009 |