

Le marché de l’emploi est en croissance régulière.
En 2002, on estimait à 316 700 le nombre d’emplois
liés à l’environnement en France, soit
1,31 % de la population active. Les offres émanent
aussi bien des entreprises, des collectivités locales
ou territoriales, des bureaux d’études que des
associations. Tous les secteurs sont générateurs
d’emplois mais à des degrés divers. Ainsi,
la gestion de l’eau et celle des déchets mobilisent
à elles seules près des trois quarts des emplois.
Toutefois, le marché de l’environnement est encore
en développement. Compte tenu des besoins repérés,
il existe un potentiel de création d’emplois.
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Cependant, on constate encore un décalage entre l’offre
et la demande.
A ce titre, l’IFEN a réalisé une étude
portant sur quatre postes touchant directement à l’environnement.
La colonne ci-contre nous montre combien certains postes engendrent
un écart sensible entre l’offre et la demande.
De plus, dans l’enseignement supérieur, il y
a en effet 4 à 5 fois plus d’étudiants
formés que de postes recensés. Il existe, par
exemple, peu d’emplois dans le domaine de la protection
de la nature et la gestion des espaces naturels tandis que
le nombre de personnes formées est important. A l’inverse,
le secteur de la prévention et du traitement des pollutions,
des nuisances et des risques offre de plus en plus d’emplois
pour l’audit, le conseil, la certification, mais peu
de personnes sont qualifiées pour ces missions.
| Le
développement durable s’entend désormais
comme la profession de foi du futur professionnel de l’environnement... |

On ne peut aujourd’hui parler d’environnement
sans appréhender le concept de développement
durable, initié pour la première fois en 1988
par une commission réunie sous l’égide
des Nations Unies (CMED : Commission Mondiale sur l’Environnement
et le développement) : "C’est un mode de
développement qui permet de répondre aux besoins
du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre
à leurs propres besoins." (extrait du rapport
«Bruntland », 1989, Notre avenir à tous).
Contrairement à la simple croissance économique
(quantitative), le développement durable est un processus
qui a pour objet d’améliorer les situations sur
les plans à la fois économique, social et écologique,
ceci dans une perspective de long terme.
Ainsi le développement durable vise simultanément
trois objectifs :
- L’intégrité écologique.
- L’équité entre les nations, les individus
et les générations.
- L’efficacité économique.
Ces définitions, largement popularisées et reprises
dans les milieux associatifs, politiques et institutionnels,
constituent encore un concept en phase expérimentale.
C’est le proche avenir et les générations
de demain qui les mettront en œuvre ou pas !
Au delà du concept, il s’agit de décliner
les différents enjeux dans tous les domaines d’activités
(transports, bâtiment, agriculture…) et les modes
de fonctionnement (démocratie, participation, solidarité…)
de nos sociétés, dans les pays du Nord et du
Sud…
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--Agent-e
de traitements
--des polluants |
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Agent
de réseau de traitement des eaux, chauffeur de
four d’incinération des ordures, technicien
de station de traitement des eaux, agent d’assainissement
radioactif, agent de
traitement des déchets solides et liquides… |
| ----Niveau
: à
partir du CAP. |
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--Technicien-ne
en environnement
--des industries de process |
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Agent
de laboratoire en écologie, technicien en analyse
de pollution, responsable déchets en entreprise,
technicien en hygiène et environnement, technicien
en traitement des déchets… |
| ----Niveau
: à partir du Bac pro. |
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---Cadre
technique
---de
l’environnement |
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Conseiller
en environnement, chef d’exploitation de centre
d’enfouissement, consultant international en environnement,
ingénieur de contrôle du bruit, ingénieur
de la pollution atmosphérique, ingénieur
écologue, ingénieur en gestion des risques
industriels… |
| ----Niveau
: à partir de la maîtrise. |
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--Agent-e
chargé-e de la protection
--du
patrimoine naturel |
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Garde
de parc naturel, garde-pêche, animateur nature… |
| ----Niveau
: à partir du BEP, BEPA. |
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Les formations qui mènent aux métiers de l’environnement
sont multiples et les niveaux de qualification requis sont
variés : du CAP au diplôme d’ingénieur.
Certaines formations correspondent à des métiers
spécifiques : rudologues, météorologistes…
D’autres sont plus généralistes : bac
pro hygiène et environnement…
Dans des filières de formation classique (économie,
droit, chimie…), il est possible d’acquérir
une spécialisation en environnement. De plus, pour
les cadres attirés par l’environnement, une double
formation s’avère parfois très utile.
Les compétences environnementales sont aujourd’hui
mieux reconnues sur le marché du travail.
Se former dans ce domaine, par un cursus spécifique
ou une spécialisation en dernière année,
constitue un plus dans la recherche d’emploi. L’évolution
des préoccupations et des besoins en terme de compétences
a entraîné un développement important
du nombre de formations. Plus de 300 formations initiales
accessibles après le baccalauréat concernent
une problématique environnementale. Cependant, certains
métiers, bien que porteurs en terme de création
d’emplois, semblent «désertés».
C’est le cas pour les métiers liés à
la gestion des déchets. A l’inverse, on constate
un invariable engouement pour les métiers liés
à la protection de la nature que l’on appelle
«les métiers verts». En conséquence,
l’offre de formation dans certaines filières
dépasse largement les perspectives de recrutement.
Ainsi, avant de s’engager dans une formation, les contacts
avec le monde professionnel et les stages en entreprise sont
autant d’occasions d’appréhender la diversité
et la réalité des métiers de l’environnement.
Il importe également de consolider son projet professionnel
en collectant toute l’information disponible et nécessaire. |


Par Brigitte Briel - Réseau Tee Rhône-Alpes.
Notre compréhension exacte et sensible du mot "environnement"
et ce qu’il sous-entend est relativement récente.
On a longtemps circonscrit les métiers de l’environnement
aux espaces naturels protégés, à la faune,
à la flore… Nombreux étaient ceux pour
qui l’environnement n’était que l’affaire
des "écolos", une alternative parmi d’autres,
un choix de vie.
Ce n’est qu’au milieu des années 80 que
l’on commence à intégrer l’environnement
aux contingences de notre vie moderne. Il y eut pour commencer
la sensibilisation au tri et au traitement des déchets
avec la disparition des décharges sauvages, puis les
ampagnes de communication massive sur les économies
d’énergie, puis la prise en compte progressive
des contraintes environnementales par les collectivités
territoriales et les industriels…
1992 fut un tournant. Le Sommet de la Terre à Rio,
regroupant 170 pays, marque alors la prise de conscience collective
de l’urgence… De nouveaux objectifs émergent
et, avec eux, les notions de développement durable
et d’éco-citoyenneté qui plébiscitent
alors des métiers variés tels que juriste en
environnement, écotoxicologue ou encore agent de déchetterie…
Très vite, la dimension environnementale s’étend
à tous les secteurs de notre vie moderne et impacte
presque tous les domaines professionnels…
L’environnement est aujourd’hui au cœur des
stratégies sociales, politiques et économiques.
Sa transversalité et son étendue garantissent
de réelles perspectives professionnelles.
Toutefois, plus qu’un métier, l’environnement
est une vocation.
Face à l’inconscience et au désintérêt
qui persistent parfois à l’égard des considérations
écologiques, le futur professionnel de l’environnement,
quel que soit son métier, doit être avant tout
et à la fois un pédagogue et un éducateur.
En effet, cette double vocation devrait garantir à
terme la généralisation de comportements éco-citoyens.
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