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L’énergie éolienne constitue aujourd’hui une filière industrielle mûre présentant un potentiel de croissance considérable puisque l’on attend un triplement de sa production d’ici 2010. L’Europe représente 75% de la puissance totale installée dans le monde répondant ainsi à 90% de la demande mondiale en énergie éolienne. L’Europe est leader dans la fabrication des aérogénérateurs et plus généralement dans le secteur éolien dont l’important développement est en grande partie dû au fort engagement des programmes européens de recherche et
développement ainsi qu’à la coopération entre industrie et recherche. La France se place bien après l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark…




Sommaire Métiers.


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Les aérogénérateurs du grand éolien continuent de croître en taille et en puissance, ceci préfigure un important potentiel de développement à la fois au niveau économique et technique. Cependant un développement non négligeable est à remarquer dans le petit éolien.

En Europe le nombre de personnes employées dans la filière éolienne (fabrication, installation, maintenance) a quasiment triplé en 4 ans (25000 en 1998 – 72000 en 2002). Cette hausse semble destinée à se poursuivre. L’EWEA (Association européenne de l’énergie éolienne) préconise un développement efficace en mettant en place des formations spécialisées, en intégrant des modules sur l’éolien dans les formations généralistes et en sensibilisant les élèves dès les cycles scolaires primaires et secondaires.

Le nombre d’emplois en France dans le secteur de l’éolien est aujourd’hui estimé à 2000, ce nombre est appelé à croître surtout dans la fabrication et le développement de projets.


L’éolien off-shore, qui en est à ses débuts, représentera 15% de la filière en 2010 et 65% en 2020.
Il se développe très rapidement dans les pays côtiers comme le Danemark.
Les avantages de ces installations en mer sont des régimes de vents favorables (grande régularité et force importante), sa bonne prédictibilité de production et sa grande surface disponible.
Les aspects spécifiques à l’énergie éolienne off-shore concernent le management des études maritimes, le câblage sous-marin, la conception et la construction des fondations.


L'USAGE DE LA BIOMASSE à des fins énergétiques relève à la fois de la tradition et de l’avenir. Elle est définie comme étant la valorisation des produits biodégradables, déchets et résidus provenant de l’agriculture, y compris les substances végétales et animales, de la sylviculture et des industries connexes ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et ménagers.
Ainsi la biomasse couvre un champ vaste dans ses sources et dans ses applications, elle peut être issue de :

Cultures énergétiques dédiées (bois, plantes céréalières et oléagineuses, cultures lignocellulosiques).
Déchets (organiques, ménagers, élagage, et boues d’épuration).
Sous-produits (industrie du bois, agriculture, industrie agro-alimentaire).

Enfin, la biomasse est utilisée pour la production de chaleur, d’électricité et dans le
transport sous forme d’agrocarburant.
Elle peut être valorisée énergétiquement directement par combustion ou par transformation.
En France, la biomasse – notamment le bois-énergie – est la première source de chaleur renouvelable. Dans le secteur de la biomasse, les emplois directs concernent essentiellement la production, la logistique associée et l’exploitation des centrales.


ZOOM SUR LE BOIS-ENERGIE


Le bois est une énergie renouvelable dans la mesure où les prélèvements sont inférieurs à l’accroissement forestier.
C’est le cas en Europe, où les forêts s’accroissent chaque année depuis un siècle.
Brûler du bois reste neutre en CO2 car la combustion est absorbée par les arbres et autres végétaux en croissance.
C’est une énergie disponible avec 3 sources principales :

Le bois issu de la forêt (1/4 du territoire en France et dans le Rhône) en développement constant mais sousexploité.
Les résidus des entreprises de transformation du bois (la moitié d’un arbre coupé devient des sous-produits dont une part importante reste encore à valoriser).
Le bois récupéré, provenant des déchetteries (élagage, emballage, palette...) s’il n’est pas souillé par des traitements ou des peintures, etc.
Les cultures énergétiques : taillis à courte rotation, etc.

Le bois est une énergie économique qui se décline sous 3 formes : bûches, bois déchiqueté et granulés de bois.
C’est également une énergie génératrice d’activité locale : 4 fois plus d’emplois créés que le gaz ou le pétrole, permettant également une gestion durable dans
l’entretien et l’exploitation des forêts. (Hespul : www.hespul.org).
La gestion forestière, la transformation, la distribution et le transport du bois sont les secteurs les plus prometteurs en terme d’emplois. Il faut aussi noter les besoins
au niveau du conseil, de la vente, installation, SAV et fabrication d’équipement de chauffage chaudière, poêles et accessoires.

 

LES AGROCARBURANTS (ou biocarburants)



Ces carburants liquides obtenus à partir de plantes cultivées sont issus de 2 filières :
La filière huile : à partir de colza, palme, tournesol (biodiesel).
La filière alcool : à partir de la fermentation de sucres de betterave, de blé, de canne à sucre, de maïs (bioéthanol).

Ils peuvent se substituer partiellement (ou totalement) aux carburants pétroliers, notamment pour faire rouler
les véhicules à carburants alternatifs et s’ils représentent une option énergétique durable, il est bon de se questionner sur les conséquences d’une telle piste de développement qui favorise la déforestation, consomme de l’eau et de l’énergie, et fait concurrence à l’alimentation dans les pays du sud qui trouvent plus rentable de cultiver des plantes à visée énergétique plutôt qu’à visée alimentaire.
La filière des agrocarburants est prometteuse principalement pour le maintien des activités agricoles qu’elle permet et par la création de plusieurs unités industrielles de transformation.
La plupart de ces activités est localisée en zones rurales.
Les emplois de cette filière correspondent principalement à la revalorisation et à la réorientation des taches.

LE BIOGAZ

Une méthode écologique et économique consistant en une dégradation biologique anaérobie des matières fermentescibles, la méthanisation, conduit à la formation d’un gaz combustible riche en méthane ayant une composition similaire à celle des gaz naturels bruts : le biogaz, assurant les mêmes applications que le gaz naturel
normalisé (cuisson, chauffage, moteurs fixes ou sur véhicules).
Les gisements de cette forme d’énergie se trouvent dans les eaux usées (effluents) d’élevages ou sous-produits agricoles, d’industries agro-alimentaires, chimiques et
papetières, dans les fractions organiques des déchets ménagers, les boues de stations d’épuration, les décharges d’ordures.
Le biogaz propose de multiples usages à des fins thermiques pour la combustion en chaudières, pour la production d’électricité via des groupes électrogènes, pour la
production de carburant après épuration du gaz aux normes du gaz naturel.
Cette filière crée peu d’emplois spécifiques mais permet de consolider ou de légitimer des emplois agricoles actuellement très menacés. Les besoins se font sentir davantage dans l’ingénierie, le conseil, l’installation et la maintenance/SAV (Cluster Rhône-Alpes Eco-énergies – www.ecoenergies-cluster.fr).

 

METIERS ET EMPLOIS

Les énergies renouvelables, et plus encore la maîtrise de l’énergie, offrent des perspectives d’emplois considérables.
Si ces nouvelles filières engendrent quelques métiers "nouveaux", "trader en CO2" ou "diagnostiqueur" par exemple, elles appellent surtout une mise à jour et une réorganisation des compétences exprimées dans des métiers plus traditionnels, tels que : agents de maintenance, chauffagiste, électriciens, couvreurs… dont les savoir-faire classiques peuvent parfaitement s’adapter aux nouvelles exigences.
Pour ces professionnels, outre l’acquisition de connaissances nouvelles liées aux techniques et aux matériaux…, c’est l’approche globale et systémique de leurs activités et la compréhension notamment des enjeux environnementaux, qui feront évoluer leurs métiers.

Les professionnels impliqués dans les secteur des énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie sont considérés comme hautement qualifiés (architectes, ingénieurs, concepteurs…), cependant l’augmentation de l’offre d’emplois liée à ces technologies permettra également d’accroître l’emploi dans les professions connexes (production, installation, maintenance, commercialisation…) et favorisera aussi la formation des personnes non spécialisées afin d’élargir leur champ de compétence.
Il faut souligner la transversalité de certains métiers qui se trouvent valorisés dans chacune des énergies renouvelables tels que : ingénieur en génie électrique, designer, chef et développeur de projet, ingénieur en génie de l’environnement… ainsi que des métiers associés qui se rapportent à ces filières connexes tels que : avocat, architecte, cadre commercial, ingénieur civil, ouvrier qualifié…

FORMATION

Si le marché permet d’envisager l’avenir de manière positive, l’adéquation entre l’offre d’emplois et les formations est très inégale selon le niveau de qualification. Les métiers en tension sont plutôt des métiers de terrain nécessitant des formations de niveau IV (Bac, CAP, BEP) mais on constate que l’offre de formation sur les énergies renouvelables est sans véritable adéquation avec le marché du travail.
Les besoins de formation se font sentir plus précisément dans les domaines du bois-énergie, du solaire thermique et photovoltaïque, et de l’écoconstruction mais aussi dans les compétences transversales au niveau du conseil aux particuliers et aux professionnels plus particulièrement.

Nombre total d’emplois dans les énergies renouvelables en 2004 : 38 900.
Nombre total d’emplois dans les énergies renouvelables prévu en 2010 : 115 400.
Nombre total d’emplois créés entre 2004 et 2010 : 76 500.
Source : SER : Syndicat des Energies Renouvelables 2005.


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Pour télécharger la plaquette "Les énergies renouvelables, un nouveau gisement d'emploi - Renewable energies, a new employment opportunity" (PDF 1,3 Mo) - Cliquez ICI.

Crédits :
Document réalisé par le Réseau Tee Rhône-alpes. Traduction de la plaquette et des fiches métiers par Hélène Diamantenios - Chargée de mission pour le Réseau Tee.
Comité de relecture, ADEME, DIREN rhône-Alpes, Tenerrdis, CLER, Région Rhône-Alpes (D2E).
Photos : IERA, CLER, Ademe.
Sources : Etude SER, Etudes et travaux du CLER.

 


 

   




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