Les aérogénérateurs du grand éolien
continuent de croître en taille et en puissance, ceci
préfigure un important potentiel de développement
à la fois au niveau économique et technique.
Cependant un développement non négligeable est
à remarquer dans le petit éolien.
En Europe le nombre de personnes employées dans la
filière éolienne (fabrication,
installation, maintenance) a quasiment triplé en 4
ans (25000 en 1998 – 72000 en
2002). Cette hausse semble destinée à se poursuivre.
L’EWEA (Association européenne
de l’énergie éolienne) préconise
un développement efficace en mettant en place des formations
spécialisées, en intégrant des modules
sur l’éolien dans les formations généralistes
et en sensibilisant les élèves dès les
cycles scolaires primaires et secondaires.
Le nombre d’emplois en France dans le secteur de l’éolien
est aujourd’hui estimé à 2000, ce nombre
est appelé à croître surtout dans la fabrication
et le développement de projets.
L’éolien
off-shore, qui en est à ses débuts,
représentera 15% de la filière en 2010 et
65% en 2020.
Il se développe très rapidement dans les
pays côtiers comme le Danemark.
Les avantages de ces installations en mer sont des régimes
de vents favorables (grande régularité et
force importante), sa bonne prédictibilité
de production et sa grande surface disponible.
Les aspects spécifiques à l’énergie
éolienne off-shore concernent le management des
études maritimes, le câblage sous-marin,
la conception et la construction des fondations. |

L'USAGE
DE LA BIOMASSE à des fins énergétiques
relève à la fois de la tradition et de l’avenir.
Elle est définie comme étant la valorisation
des produits biodégradables, déchets et résidus
provenant de l’agriculture, y compris les substances
végétales et animales, de la sylviculture et
des industries connexes ainsi que la fraction biodégradable
des déchets industriels et ménagers.
Ainsi la biomasse couvre un champ vaste dans ses sources et
dans ses applications, elle peut être issue de :
Cultures
énergétiques dédiées (bois, plantes
céréalières et oléagineuses, cultures
lignocellulosiques).
Déchets
(organiques, ménagers, élagage, et boues d’épuration).
Sous-produits
(industrie du bois, agriculture, industrie agro-alimentaire).
Enfin, la biomasse est utilisée pour la production
de chaleur, d’électricité et dans le
transport sous forme d’agrocarburant.
Elle peut être valorisée énergétiquement
directement par combustion ou par transformation.
En France, la biomasse – notamment le bois-énergie
– est la première source de chaleur renouvelable.
Dans le secteur de la biomasse, les emplois directs concernent
essentiellement la production, la logistique associée
et l’exploitation des centrales.
ZOOM SUR LE BOIS-ENERGIE

Le bois est une énergie renouvelable dans la mesure
où les prélèvements sont inférieurs
à l’accroissement forestier.
C’est le cas en Europe, où les forêts s’accroissent
chaque année depuis un siècle.
Brûler du bois reste neutre en CO2 car la combustion
est absorbée par les arbres et autres végétaux
en croissance.
C’est une énergie disponible avec 3 sources principales
:
Le
bois issu de la forêt (1/4 du territoire en France et
dans le Rhône) en développement constant mais
sousexploité.
Les
résidus des entreprises de transformation du bois (la
moitié d’un arbre coupé devient des sous-produits
dont une part importante reste encore à valoriser).
Le
bois récupéré, provenant des déchetteries
(élagage, emballage, palette...) s’il n’est
pas souillé par des traitements ou des peintures, etc.
Les
cultures énergétiques : taillis à courte
rotation, etc.
Le bois est une énergie économique qui se décline
sous 3 formes : bûches, bois déchiqueté
et granulés de bois.
C’est également une énergie génératrice
d’activité locale : 4 fois plus d’emplois
créés que le gaz ou le pétrole, permettant
également une gestion durable dans
l’entretien et l’exploitation des forêts.
(Hespul :
www.hespul.org).
La gestion forestière, la transformation, la distribution
et le transport du bois sont les secteurs les plus prometteurs
en terme d’emplois. Il faut aussi noter les besoins
au niveau du conseil, de la vente, installation, SAV et fabrication
d’équipement de chauffage chaudière, poêles
et accessoires.

LES AGROCARBURANTS (ou biocarburants)

Ces carburants liquides obtenus à partir de plantes
cultivées sont issus de 2 filières :
La
filière huile : à partir de colza, palme, tournesol
(biodiesel).
La
filière alcool : à partir de la fermentation
de sucres de betterave, de blé, de canne à sucre,
de maïs (bioéthanol).
Ils peuvent se substituer partiellement (ou totalement) aux
carburants pétroliers, notamment pour faire rouler
les véhicules à carburants alternatifs et s’ils
représentent une option énergétique durable,
il est bon de se questionner sur les conséquences d’une
telle piste de développement qui favorise la déforestation,
consomme de l’eau et de l’énergie, et fait
concurrence à l’alimentation dans les pays du
sud qui trouvent plus rentable de cultiver des plantes à
visée énergétique plutôt qu’à
visée alimentaire.
La filière des agrocarburants est prometteuse principalement
pour le maintien des activités agricoles qu’elle
permet et par la création de plusieurs unités
industrielles de transformation.
La plupart de ces activités est localisée en
zones rurales.
Les emplois de cette filière correspondent principalement
à la revalorisation et à la réorientation
des taches.
LE BIOGAZ
Une
méthode écologique et économique consistant
en une dégradation biologique anaérobie des
matières fermentescibles, la méthanisation,
conduit à la formation d’un gaz combustible riche
en méthane ayant une composition similaire à
celle des gaz naturels bruts : le biogaz, assurant les mêmes
applications que le gaz naturel
normalisé (cuisson, chauffage, moteurs fixes ou sur
véhicules).
Les gisements de cette forme d’énergie se trouvent
dans les eaux usées (effluents) d’élevages
ou sous-produits agricoles, d’industries agro-alimentaires,
chimiques et
papetières, dans les fractions organiques des déchets
ménagers, les boues de stations d’épuration,
les décharges d’ordures.
Le biogaz propose de multiples usages à des fins thermiques
pour la combustion en chaudières, pour la production
d’électricité via des groupes électrogènes,
pour la
production de carburant après épuration du gaz
aux normes du gaz naturel.
Cette filière crée peu d’emplois spécifiques
mais permet de consolider ou de légitimer des emplois
agricoles actuellement très menacés. Les besoins
se font sentir davantage dans l’ingénierie, le
conseil, l’installation et la maintenance/SAV (Cluster
Rhône-Alpes Eco-énergies – www.ecoenergies-cluster.fr).

METIERS ET EMPLOIS
Les énergies renouvelables, et plus encore la maîtrise
de l’énergie, offrent des perspectives d’emplois
considérables.
Si ces nouvelles filières engendrent quelques métiers
"nouveaux", "trader en CO2" ou "diagnostiqueur"
par exemple, elles appellent surtout une mise à
jour et une réorganisation des compétences
exprimées dans des métiers plus traditionnels,
tels que : agents de maintenance, chauffagiste, électriciens,
couvreurs… dont les savoir-faire classiques peuvent
parfaitement s’adapter aux nouvelles exigences.
Pour ces professionnels, outre l’acquisition de connaissances
nouvelles liées aux techniques et aux matériaux…,
c’est l’approche globale et systémique
de leurs activités et la compréhension notamment
des enjeux environnementaux, qui feront évoluer leurs
métiers.
Les professionnels impliqués dans les secteur des énergies
renouvelables et la maîtrise de l’énergie
sont considérés comme hautement qualifiés
(architectes, ingénieurs, concepteurs…), cependant
l’augmentation de l’offre d’emplois liée
à ces technologies permettra également d’accroître
l’emploi dans les professions connexes (production,
installation, maintenance, commercialisation…) et favorisera
aussi la formation des personnes non spécialisées
afin d’élargir leur champ de compétence.
Il faut souligner la transversalité de certains métiers
qui se trouvent valorisés dans chacune des énergies
renouvelables tels que : ingénieur en génie
électrique, designer, chef et développeur de
projet, ingénieur en génie de l’environnement…
ainsi que des métiers associés qui se rapportent
à ces filières connexes tels que : avocat, architecte,
cadre commercial, ingénieur civil, ouvrier qualifié…
FORMATION
Si
le marché permet d’envisager l’avenir de
manière positive, l’adéquation entre l’offre
d’emplois et les formations est très inégale
selon le niveau de qualification. Les métiers en tension
sont plutôt des métiers de terrain nécessitant
des formations de niveau IV (Bac, CAP, BEP) mais on constate
que l’offre de formation sur les énergies renouvelables
est sans véritable adéquation avec le marché
du travail.
Les besoins de formation se font sentir plus précisément
dans les domaines du bois-énergie, du solaire thermique
et photovoltaïque, et de l’écoconstruction
mais aussi dans les compétences transversales au niveau
du conseil aux particuliers et aux professionnels plus particulièrement.
Nombre
total d’emplois dans les énergies renouvelables
en 2004 : 38 900.
Nombre
total d’emplois dans les énergies renouvelables
prévu en 2010 : 115 400.
Nombre
total d’emplois créés entre 2004 et
2010 : 76 500.
Source : SER : Syndicat des Energies Renouvelables 2005. |
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Pour
télécharger la plaquette "Les énergies
renouvelables, un nouveau gisement d'emploi - Renewable energies,
a new employment opportunity" (PDF 1,3 Mo) - Cliquez
ICI.

Crédits :
Document réalisé par le Réseau Tee Rhône-alpes. Traduction de la
plaquette et des fiches métiers par Hélène
Diamantenios - Chargée de mission pour le Réseau
Tee.
Comité de relecture, ADEME, DIREN
rhône-Alpes, Tenerrdis, CLER, Région
Rhône-Alpes (D2E).
Photos : IERA, CLER, Ademe.
Sources : Etude SER, Etudes et travaux du CLER.
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